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Bienvenue sur ce blog consacré à la généalogie de mes recherches personnelles et professionnelles, mais aussi à la psychogénéalogie. Bonne lecture !

8 juin 2015

#ChallengeAZ : G comme Georges MONCHATRE

Parigné-l'Évêque (72) - notrefamille.com
Nous revoilà parti dans la famille de ma grand-mère maternelle, plus exactement celle de son grand-père.

Georges est un enfant naturel, né le 2 mars 1862 à Parigné-l'Évêque, dans la Sarthe (72). Sa mère, Marie MONCHATRE, y est domestique chez Jacques PERROUX, au lieu-dit d'Epeigne. Elle est âgée de 31 ans et est originaire de Challes, où vivent encore ses parents Alexis et Marie PAPIN. Ses parents hébergent déjà sa première fille, Marie Louise Alphonsine, née le 12 février 1859 à Challes. A cette époque, Marie est domestique à Saint-Mars d'Outillé à 10 kilomètres. Je ne sais pas si Georges a rejoint Alphonsine chez ses grands-parents pendant sa petite-enfance.


Parigné-l'Évêque Recensement 1861 MONCHATRE Marie (vue 49) - AD72

Par contre, deux ans plus tard, le 4 novembre 1864, leur mère, Marie, épouse François LEROY à Challes. François LEROY est tisserand et est âgé de 38 ans. Il est domicilié au Grand Lucé et est veuf de Magdeleine Anne DORMÉE depuis le 13 mai dernier. Il a un fils, Félix André, âgé de 6 ans.
De cette union, naîtra Auguste le 22 mars 1870 au Grand-Lucé. L'acte de naissance comporte l'adresse de la famille, confirmé par le recensement de 1906 au 10 rue de la Madrelle au Grand-Lucé.

Grand-Lucé Recensement 1906 LEROY François (vue 10) - AD72
 Marie et François n'auront apparemment pas d'autre enfants.

En 1877, le 29 septembre, Alphonsine, l'aînée de Marie, épouse Félix André LEROY, le fils de François. Ils ont 3 ans d'écart. Félix est journalier, son père est à présent marchand épicier. Alphonsine est domestique.

Georges, quant à lui, se marie le 13 octobre 1888 à Villaines-sous-Lucé avec Marie Désirée BARRÉ, ouvrière en robes, âgée de 24 ans. Georges est domestique au Grand-Lucé. François LEROY, le beau-père de Georges, sera témoin de leur union. Il est à présent cabaretier.

Alphonsine, la sœur de Georges, décède en janvier 1889 au Grand-Lucé.

Georges et Marie auront 4 enfants :
- Gaston, le 04/08/1890 à Villaines-sous-Lucé, il décède âgé de 9 mois.
- un enfant mort-né le 13/12/1890.
- Gabrielle Julia, née le 14/05/1893 à Saint-Georges-de-la-Couée,
- Léon Désiré, né le 13/06/1894 également à Saint-Georges.

Malheureusement, Georges décède 5 mois plus tard, le 6 novembre 1894 à Villaines-sous-Lucé.
Marie se retrouve seule avec Gabrielle, 18 mois et Léon, 5 mois.

Il semble que Marie ne se soit pas remariée. Elle assistera au mariage de son fils Léon avec Aimée ROUSSEAU à Saint-Pierre-du-Loroüer en avril 1920.

Sources :
Archives départementales de la Sarthe : http://www.archives.sarthe.com/
Crédit photos : en légende

6 juin 2015

#ChallengeAZ : F comme FRANÇOIS Jacques

La hantise des généalogistes, ce sont les lacunes de registres. Dans les Ardennes, les archives ont beaucoup souffert durant les conflits des deux guerres mondiales. C'est le cas du village de Margut, commune de 180 habitants en 1793, dont les registres paroissiaux sont manquants et donc les recensements n'ont pas été numérisés. Pour l'anecdote, Margut est devenu française suite à la signature du Traité des Pyrénées en 1659, comme la Catalogne du Nord.

Commune de Margut (08) - genealexis.fr

Jacques FRANÇOIS est né à Margut le 5 thermidor an V (27 juillet 1797). Il est le fils de Jean Nicolas FRANÇOIS, maître cordonnier, et Françoise JACQUES.
Il est l'aîné de deux enfants, Anne, né le 14 pluviose an IX (1801) et Pierre, né le 14 fructidor an XII (1803). 

echolycee.com

En 1822, Jacques, 25 ans, cordonnier, se marie avec Marie DRION, âgée de 27 ans, fille des feux Pierre DRION et Jeanne MAGOT. Elle est donc assisté de son oncle, François DRION pour célébrer son mariage ce 27 mai, à Margut.

Jacques et Marie auront quatre enfants :
- Pierre, né en 1823
- Ambroise, né en 1829, qui décédera à l'âge de 15 mois,
- Jean Jacques, né en 1830,
- Hippolyte, né en 1840.

Seul Hippolyte semble s'être marié. Il a épousé Adélaïse GREFFE, originaire d'Amblimont, vers 1876, ni à Amblimont, ni à Margut. Ils ont eu au moins cinq enfants, de 1876 à 1885.

Le 14 mai 1872, Marie DRION décède sous le nom de DRIANT, à Margut, sur la déclaration de Jacques, son mari et Pierre son fils.  Elle serait âgée de 78 ans.

Pierre décèdera, célibataire, le 18 septembre 1889; ce sont ses frères Hippolite et Jean Jacques qui déclarent son décès en mairie.

Les registres en ligne de Margut se terminent en 1892. Les tables de succession et absences du canton de Carignan commencent en 1903. Or, le décès de Jean Jacques n'est présent sur aucune de ces sources. Il serait donc décédé entre 1893 et 1902. Il n'y a pas d'enfant né FRANCOIS sur Margut dont il serait le père.

Jacques FRANÇOIS décède le 2 février 1890 à Margut, âgé de 93 ans, déclaré par Hippolyte à la mairie.

Enfin, le 2 février 1909, Hippolyte décède à son tour à Margut.

Malheureusement, je n'ai pas beaucoup d'informations sur la vie quotidienne de Jacques FRANÇOIS, mon SOSA n°68.

Sources :
geneanet : plahoudie
Archives départementales des Ardennes
Wikipedia : Margut  Traité des Pyrénées


5 juin 2015

#ChallengeAZ : E comme Elie

Aujourd'hui, nous allons à la recherche de l'origine du prénom Elie, porté dans ma famille par 4 générations, transformé en Eliane pour ma grand-mère.

Elie est un prénom d'origine hébraïque. Il est apparu pour la première fois dans ma famille par la naissance d'Elie JAUNET, le 19 juin 1822 à Cholet (49). D'où peut bien provenir ce prénom que les premiers nés mâles se transmettront ensuite de père en fils ?

Emplacement de Cholet (49)
fr.weather-forecast.com
Le premier Elie JAUNET est le fils de Pierre Augustin et de Marie Louise RICHOU, tous deux nés à Cholet. Cette commune de 4900 habitants en 1821 est le berceau d'une industrie textile qui se développe dès l'Ancien Régime. Pierre est fabricant commis à son mariage mais tisserand lors de la naissance d'Elie. Le saint patron des tisserands est St Barnabé ou St Blaise.
A Cholet, point d'église dont le saint patron serait Elie. Les témoins de la naissance d'Elie sont son grand-père et un oncle maternels prénommés Louis.

Dans la famille, un autre prénom est assez rare : Zoé, née le 4 octobre 1813. Celui-ci est d'origine grecque.

Pierre, en tant que tisserand, aurait-il travaillé avec un Elie ?

J'épluche les tables décennales des naissances de Cholet pour la période 1819-1825.En 1819, 5 Elie sont nés, puis 3 par an de 1820 à 1823, 2 en 1824 et 1825.
Elie semble donc être un prénom usité dans la ville de Cholet, ainsi que Zoé dont j'ai retrouvé la mention à plusieurs reprises.

Mais pourquoi avoir choisi ce prénom en particulier ? S'agit-il du prénom d'un voisin ou du parrain de Pierre Auguste ? Je n'en saurais pas plus, les recensements de population ne sont pas en ligne, ni les registres paroissiaux après la période révolutionnaire.

Pierre et Marie auront 10 enfants :
- Marie Louise Pélagie en 1812
- Zoé en 1813
- Pierre Louis Auguste 1814
- Pierre Paul en 1816- Justine Eugénie en 1821
- Elie en 1822
- Sophie en 1824
- Louis Jacques en 1825
- Joséphine en 1828
- Emilie en 1829

Elie JAUNET se mariera avec Médérique Jeanne DURAND le 12 février 1844 à Cholet. Médérique est lingère et à 22 ans. Ses parents sont déjà décédés.

Ils auront 8 enfants à Cholet :
- Médérique Zoé en 1845
- Elie en 1848
- Marie Joséphine en 1846
- Joséphine Aimée en 1849
- Marie Emilie en 1852
- Emile en 1853
- Marie Louise Joséphine en 1856
- Marie Eugénie en 1859

En 1872, la famille déménage à Nantes, où Elie se marie le 6 février avec Jeanne Félicité RIVIÈRE, tailleuse de 21 ans, originaire de Nantes. Elie est cordonnier et a 24 ans.

Le couple aura au moins 3 enfants à Nantes :
- Elie Alphonse en novembre 1872
- Louis Emile en 1875
- Marie Jeanne en 1876

Elie Alphonse sera ébéniste à Nantes. Il épousera en décembre 1897 Victoire Ursule Julie DOUAUD, tailleuse âgée de 20 ans.

Ils auront 2 enfants à Auray dans le Morbihan :
- Raymond Victor en 1898
- Roger Elie en 1899

Ils reviendront à Nantes en 1902, puis repartiront en 1909, pour Herqueville (d'après le registre matricule d'Elie) pour revenir en 1911 à Nantes puis repartir en 1919, vraisemblablement pour la région parisienne.

Raymond Victor, dessinateur en prototype, âgé de 26 ans se marie en 1924 à Saint Denis (93) avec Claire Louise MARCEL, âgée d'un an de plus. Ils resteront sur la région de Paris où ils auront 3 enfants :
- Eliane Raymonde Claire, ma grand-mère
- Gilbert Simon Victor, décédé en bas-âge
- Monique

Descendance de Pierre Augustin JAUNET et les "Elie" dans la famille JAUNET

Sources :
Archives Municipales de Nantes
Archives Départementales de Loire-Atlantique
Archives départementales du Maine-et-Loire
Archives Municipales de Saint-Denis-sur-Seine



4 juin 2015

#ChallengeAZ : D comme DOUAUD Prosper

Emplaccement de la Chevrolière (44)
fr.weather-forecast.com
Aujourd'hui, nous partons en Loire-Inférieure, l'ancienne Loire-Atlantique, à La Chevrolière, commune d'environ 1000 habitants en 1800, qui ne cessera de prospérer, à 15km au sud de Nantes. Sa devise "l'eau et la terre nous sont propices", provient de la proximité de plusieurs étendues d'eau dont le bassin de Grand-Lieu, plus grand lac naturel d'eau douce de France 1. "La Chevrolière a été dévastée par la guerre civile, dite « de Vendée », en 1793 et 1794"2

Le 27 octobre 1801 (soit le 5 brumaire an X), Jean DOUAUD déclare la naissance de son fils Prospaire né la veille vers 23h. Jean a 30 ans et est marchand de volaille et Michelle HERVÉ son épouse a 26 ans et est cabaretière. Ils se sont mariés trois ans plus tôt en été 1798. 

A sa naissance, Prospaire a déjà un grand frère, René Cécile, né 10 mois après le mariage de ses parents.

Place de l'église - La Chevrolière (44) - notrefamille.com
La famille s'agrandira en 1804 avec la naissance de Félix Jean, puis en 1807, avec l'arrivée d'Emilie. Enfin, Jean, le dernier-né naîtra en 1813, toujours à La Chevrolière.

Le 22 juillet 1824, Jean DOUAUD père décède à l'âge de 55 ans, vers 22h. Son beau-frère, Jean BÉRANGER, déclare son décès. Michelle ne se remariera pas. Elle élève à présent seule ses 5 enfants, âgés de 10 à 25 ans.

Le 28 octobre 1828, le maire de La Chevrolière célèbre 3 mariages, dont ceux de René Cécile et Félix jean. 
René épouse Julienne JOSNIN, Félix épouse Marguerite ALBERT. Le 27 novembre 1832, Prospaire (à présent dénommé Prosper), 31 ans, se marie avec Anne BITON, cultivatrice, âgée de 23 ans, originaire de la Chevrolière. Ses parents se nomment Pierre et Jeanne GUILLOU.

D'après le recensement de la Chevrolière, en 1836, Michelle habite avec ses deux enfants Emilie et Jean, cultivateurs. Michelle est déclarée aubergiste.
40 maisons plus loin, Prosper, marchand, 35 ans, habite avec sa femme et ses deux filles Anne, née en mars 1834 et Marie Françoise, née en octobre 1835.
Son frère Félix, marchand également, est voisin et habite avec sa femme et ses quatre enfants, Félix, Marguerite, Jean et un nourrisson de 6 mois. Dans la maison voisine habitent René Cécile, laboureur, et sa femme ainsi que ses enfants, Jean et Marie-Françoise.

 
Passay - hameau de la Chevrolière (44)

Plusieurs événements auront lieu en 1838 et notamment la célébration de huit mariages le 12 juillet, parmi lesquels ceux d'Emilie et Jean. Parmi ces huit mariages, quatre duos de frères et sœurs sont concernés, ainsi qu'un oncle des DOUAUD, Joseph HERVOUET, fils du 2ème mari de leur grand-mère maternelle GUILLOU.

Emilie, 31 ans, et Pierre ALBERT (frère de la femme de Félix), 31 ans, pêcheur, se marient en présence de Félix, René et Jean.
Jean, 25 ans, laboureur, épouse Michelle JOSNIN, 20 ans, sans lien de parenté apparent avec sa nouvelle belle-sœur Julienne. Michelle est mineure et ses parents sont décédés mais elle n'a pas de tuteur. Sont présents, René, Félix et Pierre ALBERT, son nouveau beau-frère. 

Le 16 novembre 1838, Prosper déclare la naissance de sa troisième fille, Victoire, née la veille à 21h. Trois ans plus tard, le 12 janvier 1841, un premier fils, nommé Prosper verra le jour. 


Malheureusement, le 27 avril 1841, Michelle HERVÉ, la mère de Prosper, décède, à l'âge de 67 ans. Prosper et René déclarent le décès en mairie.

Prosper et Anne auront quatre enfants supplémentaires :
- Pierre, né le 10 mars 1843,
- Jean, né le 16 septembre 1845,
- Félicité Cécile, née le 1er novembre 1848,
- Mélanie Victoire, née le 30 mars 1852.

Le 7 novembre 1851, Jean, frère de Prosper, décède à l'âge de 38 ans.


Le 19 janvier 1857, Victoire, la cadette, décède, célibataire, à l'âge de 20 ans.


En 1861, la famille accueillera Anne LEBRUN, un enfant en nourrice. Est-ce la fille de Anne ? En effet, le 27 juillet 1858, Anne se marie à Nantes avec François LEBRUN, menuisier. Ils s'installent là-bas.

Je n'ai pas retrouvé trace de Félicité après le recensement de 1861. Elle ne s'est pas mariée à la Chevrolière. Elle n'y est pas décédée jusqu'en 1902. Serait-elle allée vivre avec sa sœur à Nantes ?

Le 18 août 1862, Marie Françoise se marie avec Mathurin LEFEUVRE à La Chevrolière. Il est cordonnier et est âgé de 28 ans. Originaire de Saint-Aignan, il réside à La Chevrolière.

Le 7 janvier 1863, Prosper DOUAUD Père décède à l'âge de 61 ans. Sa veuve, Anne, ne se remariera pas.
Le 21 mai, René Cécile, le frère de Prosper décède également. Félix Jean, son frère et Prosper, son neveu déclarent le décès en mairie.

Le 9 mai 1864, c'est au tour de Prosper fils de se marier à Saint Colomban à 14 km au sud de la Chevrolière avec Celina Modeste CLAVIER. Ils reviendront s'installer à la Chevrolière.

Pierre et Jean DOUAUD se marieront à 6 mois d'intervalle. Pierre, le 7 août 1871 à la Chevrolière avec Marie-Jeanne PROU, marchande épicière de 35 ans. Il est déclaré jardinier et a 28 ans; Jean, se marie le 13 janvier 1872 à Nantes avec Marie LABARRE.


Félix Jean, frère de Prosper décède le 18 février 1873 à 13h. Ce sont ses voisins qui déclarent le décès.

Emilie DOUAUD, sœur de notre Prosper décède le 17 octobre 1875 à la Chevrolière à 16h.

Prosper fils décède le 25 mai 1877 à la Chevrolière à l'âge de 36 ans. Il est déclaré par son frère Pierre.

le 17 septembre 1880, Anne BITON, veuve de Prosper, décède à 17h. Son fils Pierre déclare son décès le lendemain à la mairie.

Descendance du couple DOUAUD-HERVÉ


Sources :
1 http://www.images-d-autrefois.fr/la%20Chevroliere%20histoire.html
2 http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Chevroli%C3%A8re
Actes et recensements : AD44 en ligne : http://archives.loire-atlantique.fr  
Archives municipales de Nantes : http://www.archives.nantes.fr/ 
Crédit photos : en légende. 

3 juin 2015

#ChallengeAZ : C comme Claire BRIN

La plupart des articles de ce challenge ont pour thème des individus de ma famille sur lesquels je souhaitais approfondir des recherches. Celle-ci m'a révélé de belles surprises !

Emplacement de Homblières (02) - GoogleMaps
Tout commence dans l'Aisne à Homblières, commune de 1200 habitants environ, le 22 février 1872 à 8h. Antoine LEROY déclare à la mairie la naissance de sa petite-fille, Claire,  née la veille à 6h du matin. Claire est une enfant naturelle. Sa mère s'appelle Marie Antoinette Angelina, elle a 22 ans et est raccommodeuse de tissus. Les deux témoins sont deux hommes de 53 et 54 ans, amis de la famille.

Il ne s'agit pas du premier enfant de Marie. En effet, un petit Alfred Ovide Henri est né le 30 mars 1868, également à Homblières, de père non dénommé. Marie a alors 18 ans.

Alfred et Claire ont 6 et 2 ans  lorsque leur mère accouche à nouveau d'un enfant naturel, le 24 mai 1874, à Homblières, prénommée Marie Antoinette Angelina Blanche Suzanne (nommée plus tard Blanche). C'est un dénommé Alfred BRIN, 28 ans, tisseur qui déclare la naissance. Marie LEROY demeure chez Alfred. Alfred, comme Alfred Ovide Henri, le premier fils de Marie...

En 1877, une troisième enfant, Eugénie Clémence BRIN, naît à Homblières le 4 avril, reconnue par Alfred BRIN; Marie LEROY est à présent festonnière chez Alfred.

Trois ans plus tard, le 16 mars 1880, naît Sophie Angèle BRIN. Pour la deuxième fois, Alfred BRIN reconnaît la fille de Marie LEROY. Le père d'Alfred est d'ailleurs témoins de la déclaration à la mairie.


C'est le 12 février 1881 que nous trouvons la trace de Marie LEROY. En effet, celle-ci se marie à Paris, à plus de 160 km de son village, dans le 20ème arrondissement avec un certain Maxime BRIN, en présence de ses parents, habitants à Paris, ainsi qu'un frère de Maxime, non prénommé. Les signatures font apparaître un "A Brin", laquelle apparaît sur l'acte de naissance de Blanche et sur ceux de Alfred, Eugénie et Sophie, mais sans le A, ainsi que sur l'acte de décès de Marie.

Signature d'Alfred/Maxime BRIN DE 1874 à 1884
D'après l'âge de Maxime BRIN sur l'acte de mariage et l'âge de Alfred BRIN sur les actes de naissances, il semblerait qu'il s'agisse de la même personne. 
L'acte de mariage mentionne la reconnaissance par Maxime de tous les enfants de Marie LEROY.
Le couple habite au 40 rue du Surmelin, à 700m de la mairie, bâtiment qui n'existe plus actuellement.

D'après les registres du 18ème arrondissement, il semblerait que le couple n'ait pas d'autres enfants après leur mariage.

La vie parisienne sera de courte durée pour Marie LEROY. En effet, celle-ci décède le 30 juillet 1884 dans le 10ème arrondissement. Le couple réside alors 200 rue du Faubourg Saint-Denis. C'est son mari qui déclare son décès, il est dénommé Maxime Alfred BRIN. Claire a 12 ans.

Celui-ci est à la tête d'un famille de 5 enfants, âgés de 4 à 16 ans. Il a 37 ans et est mécanicien.

En 1889, Maxime BRIN déclare la naissance d'une enfant naturelle Marie Louise, née le 9 mars à Paris 18ème. La mère se nomme Catherine Joséphine MATHIEU. Ils résident au 29 rue de la Chapelle.

Rue de la Chapelle - parisrues.com
Le 31 mars, Paris inaugure la Tour Eiffel.
Maxime et Catherine se marieront 4 mois plus tard, le 6 juillet, dans le 18ème arrondissement, en présence de Louis MARCEL, monteur, âgé de 25 ans sur l'acte, habitant 53 rue des poissonniers. Le père de Maxime, pensionnaire à Bicêtre, donnera son consentement par voie de notaire.

Le 3 mai 1890, Claire, lingère, âgée de 18 ans, se marie dans le 18ème arrondissement, avec Louis MARCEL, monteur en bronze, âgé de 27 ans, demeurant 53 rue des poissonniers. Claire habite au 29 rue de la Chapelle avec son père et sa belle-mère, Catherine MATHIEU, qui s'avère être la mère de Louis MARCEL. En effet, le père de Louis est décédé quelques années plus tôt.

Dès le mois de décembre, Claire et Louis sont parents d'une fille appelée Joséphine Marie, née le 10 à Paris 18ème. 

Claire et Louis auront au moins deux autres enfants, Georges (dont l'acte de naissance est introuvable dans le 10ème, 18ème et 20ème arrondissement) et Claire Louise, mon arrière-grand-mère, née le 12 juillet 1897 à Paris 18ème.

D'après l'histoire familiale, Claire serait infirmière à la Salpêtrière, (à 6km de son domicile) et "attraperait" en 1906 une phlébite, qu'elle aurait contracté durant son travail. Elle décédera le 7 juillet 1906 à Paris 19ème, au domicile conjugal au 6 rue François Pinton, à l'âge de 34 ans. Or, le métier indiqué sur l'acte est lingère. Son mari Louis, aurait également eu une phlébite et est décédé le 13 juillet, rue Ambroise Paré, à l'hôpital Lariboisière. Serait-ce plutôt cet hôpital où Claire aurait travaillé ?

Hôpital Lariboisière - leplaisirdesdieux.fr


Georges serait majeur au décès de ses parents mais les deux sœurs Claire Louise et Joséphine Marie sont mineures et seraient placés à l'Assistance publique ou "chez les sœurs". Or, je ne retrouve pas mention de leur admission sur le site des Archives de Paris.

Georges, quant à lui, serait parti aux Etats-Unis...

D'autres recherches en perspectives !

2 juin 2015

#ChallengeAZ : B comme BARDET Renée

Eglise de Brette-les-Pins
brettelespins.fr
Louis XV est au pouvoir depuis 1723. De mauvaises récoltes et des épidémies d'ergotisme (empoisonnement par un champignon du seigle et autres céréales1) se poursuivent. La disette ne va plus tarder.
Dans le petit village de Brette-les-Pins, dans la Sarthe, le 25 février 1751, on célèbre le mariage de René BARDET et Renée LE PROUX. L'époux est originaire de Saint-mars d'Outillé, à 6 kilomètres. Il est orphelin de Jean BARDET et Magdelaine CARREAU. L'épouse, Renée, est de cette paroisse. Ses parents Louis LE PROUX et Renée ROQUAIN sont présents. Les témoins de ce mariage sont des amis de la famille, et Gervais JOUSSE, époux de Marie, sœur de l'époux.

Le 22 juin 1752, naît Renée la première fille du couple, mon SOSA n°457. Son parrain est Gervais JOUSSE et sa marraine est sa grand-mère maternelle, Renée ROQUAIN.

Un an et demi plus tard, le 3 décembre 1753, naît un petit-frère, René.

Le 10 février 1755, les enfants perdent leur grand-père paternel, Louis LE PROU (LE PROUX/LE PROUST).

Le 22 octobre 1759 naît Jacques, le second frère de Renée. Malheureusement, il décède le 8 novembre de la même année. Un an plus tard, Marie BARDET épouse JOUSSE, tante paternelle de Renée, décède le 26 août 1760. Son époux se remarie en janvier 1761.

En 1766, Renée perd son oncle maternel, Jacques LE PROUST, âgé de 21 ans. Il est inhumé le 31 mars. Deux mois plus tard, Renée LE PROUX (LE PROUST), sa mère, décède le 16 juin 1766, à Brette-les-Pins, à l'âge de 42 ans. Sa fille, Renée fête son 14ème anniversaire 8 jours plus tard.

Malheureusement, le malheur continue de frapper, Renée ROQUAIN, la grand-mère et marraine de Renée, décède à son tour le 16 novembre 1766, à Brette-les-Pins. S'agit-il d'une maladie contagieuse touchant la famille ?

Renée n'a plus de grands-parents en vie.

Le 1er mars 1773, René BARDET, son père, décède, à l'âge de 53 ans. Les témoins sont Renée et René, ses enfants, Louis VOUZAY et Jean CHEREAU, ses beaux-frères.

Les deux enfants sont mineurs (20 et 21 ans) et Louis RONSÉ devient curateur de Renée.

Blason de Challes (72)
Ce dernier donnera son consentement lorsque Renée se marie deux ans plus tard, le 10 août 1775 à Challes, village à une dizaine de kilomètres de Brette-les-Pins. Son époux se nomme Claude MONTCHÂTRE, il est fils des défunts Marin et Marie BUTIER. Il a 12 ans de plus que Renée. Les témoins sont nombreux au mariage.
Du côté du marié, les témoins sont :
- Marin MONTCHÂTRE et Marguerite CHEVEREAU, son frère et belle-soeur,
- René PAPIN et Elisabeth MONTCHÂTRE, son beau-frère et sa soeur,
- Louis LE BRETON

Du côté de l'épouse, sont présents :
- Joseph, Joseph et Renée BUTTIER, oncle, cousin et cousine germaine maternels,
- Louis RONSÉ, oncle maternel et curateur,
- René BARDET, son frère,
- Jean CHEREAU et Anne LE PROUST, son oncle et sa tante.

Les bans du mariage ont été publiés à Challes mais aussi à Parigné-l'Evêque, ville d'origine du père du marié, à 4 km de Challes.

Claude et Renée s'installeront dans un premier temps au Grand-Lucé, commune de 1000 habitants environ, à 9 km au sud-est de Challes.

Emplacement des événements liés à Renée BARDET - carte de Cassini - geoportail.com

Le couple y aura 4 enfants, dont :
- Claude, le 20 juillet 1776
- Renée Magdelaine, le 25 décembre 1778,
- Marguerite, le 27 janvier 1781. Elle décédera 8 jours plus tard le 7 février.

Château de Lucé - base Mérimée - http://www.culture.gouv.fr
Le 2 juin 1781, un incendie ravage le village du Grand-Lucé. Les registres de l'année 1781 sont détruits par les flammes.
Le feu a pour origine le four d'un boulanger, lequel par crainte des représailles, préféra tenter de l'éteindre seul en s'enfermant chez lui, ce qui retardera les secours.

"Le curé d’Évaillé rapporte : le 2 juin der a dix heures du matin le feu pris a lucé y consomma cent quarante quatre maisons les halles d’une grandeur prodigieuse et l’église en moins de quatre heures le feu fit tout son ravage. Et pour ajouter à ce malheur, au moment du feu il se declara un orage violent, on dit que le tonnere tomba au milieu de ces infortunés sans blesser personne
Cent quarante-quatre maisons, couvertes pour la plupart en bardeau, furent détruites dans l’incendie, ainsi que les halles et certains bâtiments annexes du château. L’église fut touchée, et notamment la sacristie. Seules dix-huit habitations furent épargnées[...]"."Les habitants se réfugient dans les cours et les annexes du château épargné."
"Il fallut dix ans pour que la ville soit rebâtie et puisse accueillir ses habitants éparpillés à la campagne ou dans les paroisses voisines."2

Le curé devra alors retranscrire tous les actes de baptêmes, mariages et sépultures ayant brûlé.

En septembre 1782, Renée donne naissance à Alexis au Grand-Lucé.

Est-ce les dégâts de l'incendie qui ont décidé le couple à déménager à Challes ? Claude étant bordager, les terres avaient-elles été épargnées ?
Toujours est-il que le 4 juin 1785, Jean est baptisé dans l'église de Challes; ainsi que René, le 23 juin 1788, il décédera 1 mois et demi plus tard;
La famille habite à présent aux Vilnettes (actuelles Villenettes), un hameau proche de Volnay.

La Révolution a eu lieu. Le Directoire est en place. À Challes, le premier mariage des enfants sera celui de Claude, l'aîné, le 27 juillet 1797 avec Marie PASTEAU. Le couple s'installera aux Vilnettes avec les parents de Claude.

Le 24 juin 1806, la famille célèbre le  mariage de Jean, 21 ans avec Elisabeth VERITÉ. Sont présents ses parents et ses frères et soeurs.

Mairie de Challes (72) - mairiedechalles.fr
Quatre ans plus tard, le 11 juin 1810, Renée Magdelaine, 31 ans, se marie avec Jean ROBERT, veuf depuis 9 mois, âgé de 36 ans, journalier domicilié à Parigné-l'Evêque. Ses parents ont 58 ans et 70 ans.

Le 12 mai 1812, c'est au tour d'Alexis de se marier avec Anne LAUNAY, 26 ans, orpheline, domiciliée au hameau des Vilnettes. Claude, le père d'Alexis, donne son consentement par procuration envers René BARDET, son beau-frère, passée chez Maître BODIN, notaire à Parigné-l'Evêque. Renée, la mère d'Alexis est présente, ainsi que ses frères et sa sœur, son époux Jean ROBERT étant témoin.

Le 3 octobre 1823 à 19h, au hameau des Vilnettes, décède Claude MONTCHATRE, le mari de René, à l'âge de 83 ans. Ce sont ses fils qui déclarent le décès le lendemain en mairie de Challes.

Le 29 mai 1825, le sacre de Charles X a lieu à la Cathédrale de Reims. Le 3 septembre suivant, Renée décède à l'âge de 73 ans. Ses trois fils déclarent le décès en mairie.


Sources :
Contexte, Thierry Sabot, Editions Thisa.
AD de la Sarthe

1 juin 2015

#ChallengeAZ : A comme AMONET

Pour ce challenge 2015, je me penche sur les individus de ma famille. Et la première personne dont je vais vous entretenir est Agatte Louise AMONET,  SOSA n°253.

Agatte Louise est née le 12 février 1773 à Bouloire, dans la Sarthe. A sa naissance, elle se nomme HEMONNET, comme son père François. Sa mère se nomme Renée LE TAY. Elle est baptisée le lendemain et c'est sa marraine Françoise Agatte VOLANS qui lui donne son prénom.

Localisation des principaux événements
de la vie d'Agatte AMONET - geoportail.com

Agatte aura au moins 9 frères et sœurs :
- François (décédé à 4 ans),
- Joseph,
- Marie,
- François,
- Anne,
- Scholastique,
- Jean-baptiste,
- Renée.
Jean-Baptiste décédera à 13 ans en 1789. Joseph se mariera avec Marie Madeleine PORCHET le 4 mars 1786 à Bouloire. Marie se mariera avec Pierre DORLEANS.
Le 12 mars 1786, Renée LE TAY (LELAY / TAYE / LAIL / LE LAY selon les actes), décède à Saint-Denis du Tertre, sa ville de résidence, une commune situé à 15 km de Bouloire. Agatte a 13 ans.

François, le père d'Agatte, décède à son tour le 14 pluviôse an IV, c'est à dire le 3 février 1796 à Saint-Denis-du-Tertre également. Agatte a 22 ans.

Place de l'église - Tresson (72) - source : notrefamille.com

Deux ans plus tard, Agatte a 25 ans et se marie avec André LEBERT, laboureur de 22 ans, originaire de Bouloire, le 5 juin 1798, à Tresson où elle réside. A cette occasion, son nom s'orthographie AMONET. Sont témoins de cette union, Pierre DORLEANS, le beau-frère d'Agatte (marié avec Marie sa sœur), Joseph et François, ses frères, domiciliés à Bouloire, ainsi que le père d'André.

Le couple s'installe à Maisoncelles, à 5 km de Tresson, où ils auront 5 enfants :
- André, né le 13 messidor an VI soit 19 jours après le mariage de ses parents,
- Louise, née le 8 nivôse an IX (29 décembre 1800)
- Marie, née le 18 pluviôse an XII (8 février 1804)
- Anne, née le 15 octobre 1806
- Julie, née le 12 mars 1810 (date anniversaire du décès de sa grand-mère), décédera à 14 mois, le 9 juin 1811.


Agatte décède le 4 janvier 1814 à Maisoncelles, âgée de 40 ans. Ses enfants ont entre 7 et 16 ans. Sur son acte de décès apparaît un nouveau prénom : Julienne. Les témoins déclarant son décès sont son époux André, son beau-frère Denis ROCHERON, époux de sa soeur Marie, et Julienne et Pierre LEBERT, sa belle-sœur et son beau-frère.

André LEBERT se remarie à Maisoncelles le 25 novembre 1816 avec Louise Renée DAUVEAU. 
Ils n'auront pas d'enfants. Louise décédera le 7 mai 1849 à Montaillé, André décédera le 22 mai 1851 à Saint-Mars-de-Locquenay.