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Bienvenue sur ce blog consacré à la généalogie de mes recherches personnelles et professionnelles, mais aussi à la psychogénéalogie. Bonne lecture !
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30 juin 2017

#ChallengeAZ : Z comme Z'ai plus d'idée !

micm.com.au
Le 30 juin 1808 à Margut (Ardennes), décède Marie DRION, âgée de 24 ans, célibataire, fille de Pierre et de Jeanne MAGOT. Elle a trois sœurs prénommées Marie, dont Marie la Jeune et Marie l'aînée, sur ses huit frères et soeurs. Le reste de la famille est en cours de recherche.


Ce 30 juin, dans mon arbre, on peut également trouver :
- la naissance de Louis TENOUX (1803)
- le mariage de Pierre MONCHATRE et Marguerite MERCIEUX (1774)

9 juin 2017

#ChallengeAZ : H comme dans VITHE Marie

source : blogs-images.forbes.com
Ce mercredi 9 juin 1677 à Pouru-Saint-Rémy (Ardennes), la famille VUILLESME pleure le décès de Marie VITHE épouse VUILLESME, décédée à l'âge de 68 ans. 
Mais en fait non ! C'est en décidant de récupérer l'acte en ligne que je ne retrouve pas sur mon ordinateur, que je m'aperçois qu'en fait Marie est décédée en septembre. Le problème c'est qu'à l'époque, je ne notais aucune source. Comment donc savoir d'où vient l'erreur ? D'ailleurs, je ne lis même pas le même nom, mais plutôt quelque chose comme Riché.
Mariée avec Aubertin, le couple a eu au moins 3 enfants, Pierre en 1647, Jean et Etienne en 1650.

Voici l'acte de sépulture de Marie, si quelqu'un peut m'aider à déchiffrer le nom ?
Acte de sépulture de Marie (1677) - AD08

Le 9 juin, dans mon arbre, on peut réellement trouver :
- la naissance de François COURTEL (1793) ,
- la naissance de Françoise ARNOULD (1713),
- la naissance de Guillaume URVOY (1757),
- la naissance de Louis RADENAC (1883),
- le décès de Jean TENOUX (1761, 49 ans),
- le décès de Marie Louise GAPAILLARD (1901, 62 ans).

8 juin 2017

#ChallengeAZ : G comme Génération 6

source : omaha.com
Ce 8 juin 1795 à Margut (Ardennes) naît Marie DRION fille de Pierre et Jeanne MAGOT, mon sosa 69. Mais de cette naissance, aucun registre n'en a gardé trace. En effet, plus aucun registre en ligne pour la période avant l'an VI (1797). Nous ne pouvons nous baser que sur les actes de mariage éventuels et les actes de décès.

Le 8 juin, dans mon arbre, on peut aussi trouver :
- la naissance de René COURTEL (1683),
- la naissance de Christine WUILLEME.

28 juin 2016

#ChallengeAZ : X comme André, enfant assisté de la série X

Aujourd'hui, j'aborde le parcours de mon arrière-arrière-grand-père maternel. La branche DERACHE est une branche que j'ai commencé à remonter très récemment, et comme habituellement dans mon arbre, j'ai trouvé un enfant né de père inconnu. Voici ce que je sais de son histoire.

Nous sommes à Paris, à l'hôpital LARIBOISIERE, 2 rue Ambroise Paré dans le 10ème arrondissement. Pauline DERACHE est venu accoucher de son fils. Elle est domestique, non loin de là au 82 rue Dunkerque, et a seulement 19 ans. Les témoins de la naissance seront deux employés de l'hôpital. Le petit André Paulin est né le 11 août 1888 à 22h. Il est né de père inconnu. Dans le registre des enfants assistés, on trouve mention d'André à l'année 1893, sous le matricule 107913. Grâce à @chronique92 qui a pu numériser le dossier, nous apprenons qu'André a été placé chez un couple, nommé BOIS-MARIN à La Bosse dans la Sarthe. Pauline habite alors un hôtel meublé au 49 rue Philippe de Girard à Paris, logement qu'elle quitte le 4 mai 1891. Le couple BOIS-MARIN ne touchant plus la pension de nourrice, l'hospice du Mans a accueilli André, lequel sera recueilli par le service des enfants assistés de la Seine, puisqu'il est né à Paris. Il est classé dans la catégorie des enfants abandonnés le 2 février 1893. Nous ne savons pas s'il a vu sa mère et à quelle date il a effectivement été placé chez ce couple. Cependant, la loi du 23 décembre 1874 et du 8 janvier 1875, dans l'article 7, précise que toute personne qui met en garde son enfant doit le déclarer à la Mairie de naissance ou à la Mairie de sa résidence. Les archives de la mairie du 10ème arrondissement ou de La Bosse (72) pourront peut-être nous en apprendre davantage.

André survivra à ce drame et effectuera son service militaire dans la Sarthe, où il est aide de culture. Il mesure 1m77 et a les cheveux châtains et les yeux bleus. Le 8 octobre 1909 il intègre le 1er Bataillon d'Artillerie à Pied, puis le 1er mars 1910 le 1er Régiment d'Artillerie à Pied. Neuf mois plus tard, il est nommé 1er canonnier servant. Il passe en disponibilité et obtient son certificat de bonne conduite.

Il effectuera une période d'exercice fin 1913 au 2ème Régiment d'Artillerie à Pied. A la mobilisation, il intégrera dès le 3 août le 3ème Régiment d'Artillerie à Pied. Malheureusement, le 7 septembre, il est fait prisonnier à Maubeuge. D'après un avis officiel du 1er mars 1915, il est interné au camp de Friedrichsfeld, dont une description est donné sur ce site
Gazette des Ardennes - 24 juin 1915 - page 4
Malgré les conditions de détention déplorables, il survit et est rapatrié le 10 décembre 1918 au Havre. Il obtient une permission de 60 jours jusqu'au 24 février 1918, date à laquelle il est incorporé au 3ème Régiment d'Artillerie à Pied. Démobilisé le 22 juillet 1919, il se retire rue Henri Boulard à Ecommoy. C'est pendant sa permission qu'il a épousé Yvonne Marie HAUTREUX le 1er février 1919 à Ecommoy. Il auront trois enfants, Daniel, Gilberte et Jacqueline.

Sur sa fiche matricule, on apprend qu'André est affecté en tant qu'aide-scieur à la scierie Luce à Ecommoy le 7 septembre 1936. Entre-temps en 1929, l'Etat lui a réquisitionné des chevaux.
Il décédera le 16 octobre 1968 à Ecommoy, à l'âge de 80 ans. A-t-il pu revoir sa mère ? A-t-il connu son père ?

Sources :
Archives de Paris
Archives départementales de la Sarthe
http://histoiresdepoilus.genealexis.fr/camps/camp-friedrichsfeld.php

27 juin 2016

#ChallengeAZ : W comme WUILLEME Léon

J'ai abordé Léon WUILLEME, dans l'article concernant son frère Joseph Alexandre.

Je n'ai pas beaucoup d'informations sur Léon. Il est né le 11 juillet 1875 à Pouru-Saint-Rémy (08) de Jean-Baptiste et Suzanne Lucie SAUVAGE. Il est le cinquième enfant d'une fratrie de six. Faisant partie de la classe 1895, il obtient un sursis de départ pour maladie et sera incorporé le 21 janvier 1897 dans le 39ème Régiment d'artillerie en tant que 2ème canonnier servant. En effet, Léon est ajusteur. Il prépare et distribue les pièces d'artillerie pour son régiment. En 1899, il passe 1er canonnier serant et obtient son certificat de bonne conduite lorsqu'il passe en disponibilité. Il est affecté au 40ème Régiment d'Artillerie lorsqu'il passe en réserve en novembre 1899.Il y effectuera deux périodes d'exercices en 1902 et 1905. En 1907, il déclare une adresse à Boismont (54). Il s'agit du village dans lequel s'est marié son frère Ambroise Alexis. Le recensement de 1906 n'est pas disponible en ligne.  Il n'y a pas de naissance et de décès de WUILLEME jusqu'à 1904 à Boismont.

16 rue Général Thiry - Neuves-Maisons (54)
En 1909, il indique habiter à Neuves-Maisons (54), au 16 rue Général Thiry. Il n'y est plus au recensement de 1911. 
Lors de la mobilisation pour la Première Guerre Mondiale, il est incorporé le 2 août 1914 dans le 5ème Régiment d'Artillerie à Pied. Le 5ème Régiment est affecté à la défense de Verdun. Dès le lendemain, les réservistes sont habillés, armés et répartis dans les batteries. Le 6 août, la mobilisation est terminée et les batteries sont au complet. Je ne sais pas encore sur quel secteur était affecté Léon. Après seulement deux mois sur le front, Léon décédera à l'hôpital n°7, vraisemblablement le Collège Saint Jean à Verdun, atteint de la dysenterie, le 2 octobre 1914, à l'âge de 39 ans. Son acte de décès nous en apprendra peut-être un plus sur sa vie familiale.

Collège Saint Jean (Verdun)
Sources :
Archives Départementales de Meurthe-et-Moselle
Archives Départementales des Ardennes
Google Maps
http://www.weekisto.fr/plan/dept/meuse-55/hopitaux-militaires-1914.php
http://clg-anjou-72.ac-nantes.fr/1418/MAM/Grades.html

25 juin 2016

#ChallengeAZ : V comme VUILLEME Joseph Alexandre

Dans cet article, j'avais écrit une anecdote sur la recherche dans les registres et expliqué comment j'avais trouvé Joseph au patronyme LE BORGNE au lieu de LEBORGNE, relativement important pour les archives des Côtes-d'Armor, quand on sait que tous les patronymes commençant par LE sont classés à part.
Aujourd'hui, c'est le W qui se transforme en V dans le patronyme WUILLEME. J'étais pourtant au courant puisque mon patronyme original est en fait VUILLESME, mais je ne pensais pas trouver cette erreur dans des registres aussi récents que la fiche matricule de mon arrière-arrière-grand-père. J'ai donc tourné en rond un bon quart d'heure avant de penser à tourner la page :)
Fiche matricule WUILLEME Joseph Alexandre - AD08

Voici donc le parcours civil et militaire de Joseph Alexandre WUILLEME.
Joseph Alexandre est né le 22 août 1877 à Margut dans les Ardennes (08). C'est donc tout naturellement à Mézières qu'il a été recruté. Mais en 1897, son frère Léon est déjà en train de faire ses classes, Joseph Alexandre est donc dispensé et sera incorporé le 14 novembre 1898 dans le 150ème Régiment d'Infanterie en tant que soldat de 2ème classe. Il obtient son certificat de bonne conduite et passe en disponibilité puis en réserve en 1901. Entre-temps, le 30 décembre 1899, il s'est marié avec Marie Constance FRANÇOIS à Margut. Joseph Alexandre n'effectue pas sa première période d'exercices en 1904, il est noté "dispensé 6%". En effet, Henri, son premier fils, vient de naître et a rejoint ses deux soeurs, Léone et Louise nées en 1900 et 1902. Joseph Alexandre est donc soutien de famille. Il ne fera donc qu'une période d'exercices en 1909, puis passera dans l'armée territoriale en 1911. Entre-temps, Alice, une quatrième fille est née, toujours à Margut (08), puis enfin Georges en 1913.
9 rue Heyrault - Billancourt (92)
Joseph Alexandre est mobilisé en 1914, il a 37 ans. Le 2 octobre 1914, son frère Léon tombe à Verdun. Joseph Alexandre est ouvrier d'usine et sera donc détaché à l'usine mécanique et métallurgique à Saint-Denis dès le 5 octobre 1915. Le 1er juillet 1917, il passera au 1er Régiment de Zouaves. Le 4 avril 1918, Ambroise, second frère de Joseph, décède des suites d'une hémorragie, alors qu'il est mobilisé dans une usine au Grand-Quevilly (76). Joseph, lui, sera définitivement démobilisé le 13 février 1919. Trois jours avant, il réside au 22 place de l'Hôtel de Ville à Beauvais. Avait-il eu des contacts pour un travail à Saint-Denis ou la région de Margut était-elle trop sinistrée pour retrouver du travail ? La famille s'installe au 9 rue Heyrault à Billancourt (92) en 1922. 
Joseph Alexandre aura la chance de célébrer les mariages de ses cinq enfants et verra la naissance de plusieurs de ses petits-enfants. Il décédera vers 1948.

Sources :
Archives Départementales des Ardennes
GoogleMaps

26 juin 2015

#ChallengeAZ : W comme WUILLEME Ambroise Alexis

Aujourd'hui, je vais tenter de vous retracer le parcours militaire et personnel d'Ambroise Alexis WUILLEME, un des fils de Jean-Baptiste (sosa 32).

extrait de la fiche matricule Ambroise Alexis WUILLEME - AD08

C'est en cherchant sa fiche matricule que je me suis intéressée de plus près à ce collatéral. Ambroise naît le 17 janvier 1870 à Pouru-Saint-Remy (08), de Jean-Baptiste et de Suzanne Lucie SAUVAGE. Lors de son entrée dans l'armée, il effectue le métier de mécanicien à Margut. Il est incorporé au 132ème Régiment d'Infanterie. A la fin de son service, il passe soldat de 1ère classe et obtient son certificat de bonne conduite lors de départ dans l'armée de réserve en 1894.
Emplacement Longwy et Mercy-le-Bas (54)

Grâce également à cette fiche, on apprend qu'il habite à Longwy en Meurthe-et-Moselle en 1895. En effet, j'y trouve la naissance en 1897 de Marie Lucie Mélanie le 8 novembre. Sa mère s'appelle Marie Marguerite MONET, elle n'a que 20 ans. Pas d'autres naissances, ni de décès à Longwy de 1890 à 1902. Et pour cause, puisque sur la fiche, il est dit résidant à Nancy en 1899, 246 rue de Strasbourg. Les registres ne sont malheureusement pas présent en ligne pour cette année. En 1900 et 1902, Ambroise réside à Mercy-le-Bas (54).
En effet, dans les registres de naissances, nous trouvons la naissance de Marcelle Léonie le 17 octobre 1901, et la naissance de Paul Ernest le 17 mai 1903. Malheureusement, ce dernier décédera le 1er octobre suivant.
Les registres sont manquants après 1904.

Afin de trouver d'éventuels autres fils, je cherche sur les tables alphabétiques des registres matricules. Mercy-le-Bas et Longwy font partie du Pays de Briey. Celui-ci était géré selon les dates par les Ardennes ou la Moselle. J'ai également cherché sur les registres de Nancy pour l'année 1919 (pour une naissance éventuelle en 1899). Aucun WUILLEME sur les tables de Mézières, de Metz ou de Nancy de 1915 à 1921.

Je me mets donc en quête du mariage d'Ambroise. Marie ayant 20 ans lors de la naissance de Marie Lucie Mélanie, je suppose la date du mariage entre 1895 et 1897. Chou-blanc sur Longwy, et Mercy-le-Bas mais également sur Margut car pas de registres. Genealogie.com me donne un acte filiatif situé dans la Meurthe-et-Moselle, mais n'étant pas abonnée, impossible d'aller plus loin. Le mariage n'est ni sur geneabank, ni sur bigenet.
45e Régiment d'Infanterie Territoriale
source : chtimiste.com
Nous retrouvons donc Ambroise en 1914, lors de la mobilisation générale. Il est affecté au 45ème Régiment d'Infanterie Territoriale. Il part directement sur le front et notamment participe à la bataille de Longwy. Celle-ci se déroule le 22 août 1914. Le 24 août, Ambroise est fait prisonnier. Aucune mention de cet emprisonnement n'est fait dans le journal de Marche de son Régiment. L'historique régimentaire est à ce jour indisponible.

Il sera interné au camp d'Ohrdruf en Allemagne puis dans le camp de Cassel à partir du 26 mai 1916. Les conditions de vie sont déplorables, notamment à Cassel, qui essuie deux épidémies de typhus durant cette année 1916. Est-ce pour cela qu'Ambroise est hospitalisé en Suisse le 21 décembre 1916. Déjà 2 noël loin de sa famille ! 

Ambroise restera hospitalisé jusqu'au 14 juillet 1917, date à laquelle il sera renvoyé en France. Il sera évacué sur l'hôpital Complémentaire n°10 de Lyon, situé au 4 rue Tissot (9ème arrondissement) ou peut-être au 18 rue Bossuet (6ème).

Il passera en convalescence du 16 juillet au 14 août 1917.  A-t-il pu avoir des nouvelles de Marie et de ses enfants ? Sont-ils toujours domiciliés sur la ligne de front ? 

Ambroise rentrera au dépôt le 16 août 1917. Mais la France a encore besoin de lui et il sera envoyé à Rouen, en sursis d'appel, dès le 4 septembre, pour travailler pour la Commission des Céréales du port, peut-être en tant que mécanicien. En effet, durant la guerre, certains soldats, selon leur métier d'origine, ont été envoyé dans les usines sur les arrières. Le 31 mai 1918, il sera envoyé à l'Entreprise Mandeix au 24 rue Pouchet à Rouen, une entreprise de ravitaillement général. A-t-il pu revoir une fois Marie Marguerite ?

5 jours plus tard, Ambroise, victime d'une hémorragie interne, décède au Grand-Quevilly à 7 kilomètres de Rouen. Il sera reconnu Mort pour la France. 

Il est inscrit sur le monument aux Morts de Mercy-le-Bas,même s'il n'est pas présent sur le livre d'or de la commune, dont il semble manquer des pages.








11 juin 2015

#ChallengeAZ : J comme Jean-Baptiste WILLEME

source : Archives des Ardennes (08)
Nous nous transportons dans les Ardennes, à Pouru-Saint-Rémy, village d'Europe comptant le plus de descendants de Clovis et Charlemagne. Mais je ne suis pas encore remontée jusque-là ! 

Aujourd'hui, je vous présente mon ancêtre Jean-Baptiste WILLEME, SOSA n°32 (fils de Catherine évoquée ici).

Jean-Baptiste est né le 16 septembre 1840, il est le 8ème d'une fratrie de 10 enfants ! Ses parents, Jacques et Catherine PAYOT se sont mariés en 1824 à Sainte-Cécile en Belgique, ville d'origine de Catherine.

Les enfants nés avant lui sont :
- Anne Catherine (née à Angecourt en 1825, décédée à Pouru-Saint-Rémy en 1826)
- Joseph (1827- )
- Anne Marie (1829- 1902)
- Mélanie (1831- )
- Marie Thérèse (1833- 1848)
- François Joseph (1835- )
- Jean Pierre (1837- )

Après lui, naîtront Alexandre Joseph (1842-1843) et François Joseph (1845-1845).

Jean-Baptiste ne sera pas témoin des mariages de ses frères et sœurs mais devait être présent aux célébrations.
Le 3 mars 1851, Joseph se marie avec Elisabeth WILLEME, fille de Jean Pierre et Félicité BERTRAND.
Le 3 novembre 1852, Anne Marie, couturière, se marie avec François CAUTY.
Le 16 juillet 1860, Mélanie se marie avec Jean-Baptiste DALLE.
Jean-Pierre quant à lui se mariera deux fois, le 23 mai 1865 avec Marie Joséphine SAUTÉ, puis le 13 juillet 1867 avec Marie Joséphine ANDRÉ.

Jean-Baptiste épouse Suzanne Lucie SAUVAGE le 15 novembre 1862 à Pouru-Saint-Rémy. Il est alors mécanicien et a 22 ans. Ses parents  sont absents mais consentants par acte authentique. Serait-il fâché avec ses parents ou sont-ils trop âgés pour se déplacer ? Cela pourrait aussi expliquer pourquoi il n'est pas témoin du mariage de ses frères et sœurs, alors que ses beaux-frères le sont régulièrement.

Suzanne Lucie a 18 ans et est la fille de Jean et de Marguerite PONCIN. La célébration du mariage aura lieu en présence de Joseph WILLEME, frère de l'époux, François CAUTY, le mari de sa sœur Anne Marie, Nicolas SAUVAGE et Pierre PONCIN, oncles de l'épouse.
Les signatures sur l'acte font apparaître un "WUILLEME", vraisemblablement Joseph.

A noter que Joseph se mariera avec Marie Éléonore SAUVAGE, suite au décès d'Elisabeth en 1857, peut-être de la famille de Suzanne Lucie, l'acte de mariage n'étant pas encore trouvé.

Jean-Baptiste et Suzanne Lucie auront 7 enfants :
- Marie Éléonore le 9 juin 1863, décédée le 8 mai 1877
- Marie Sidonie le 24 novembre 1865,
- François Emile le 14 décembre 1867, décédé un mois plus tard
- Ambroise Alexis le 17 janvier 1870 (il décédera à la guerre en 1918)
- Marie Mélanie le 20 avril 1872,
- Léon le 12 juillet 1875,
- Alexandre Joseph le 22 août 1877 à Margut, mon arrière-arrière-grand-père

En 1891, Ambroise part au service militaire et est incorporé au 132ème Régiment d'Infanterie. Je reparlerai de son parcours militaire à la lettre W.

En 1897, Léon part au service militaire sous le matricule 1814, après avoir obtenu un sursis pour maladie. Il fera partie du 39ème régiment d'artillerie en tant que 2ème canonnier servant, puis 1er canonnier en 1899. Il sera rappelé lors de la mobilisation et décédera le 2 octobre 1914 à Verdun.

Le couple célébrera le mariage d'Alexandre Joseph le 30 décembre 1899 à Margut (08) avec Marie Constance FRANÇOIS.

Deux ans plus tard, le 15 avril 1901, Jean-Baptiste décède à l'âge de 60 ans. Son fils Alexandre déclarera son décès. Sur l'acte, il est dénommé WUILLEME et c'est donc grâce à cet acte et à son fils Alexandre qui utilise ce patronyme que nous avons gagné officiellement notre U !

Le décès de Suzanne Lucie est pour l'instant introuvable, sur les tables de successions et absences jusqu'en 1953. A-t-elle déménagé suite au conflit de 14-18 ?

Sources :
Archives des Ardennes http://archives.cd08.fr
Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pouru-Saint-Remy

10 juin 2015

#ChallengeAZ : I comme Inattendu, Introuvable ou Insolite

Les recherches en généalogie réservent de bonnes et de mauvaises surprises. Les mauvaises peuvent vous empêcher de dormir et les bonnes vous font planer sur un petit nuage et vous redonne confiance en l'être humain !

I comme Inattendu :

C'est la bonne nouvelle, l'acte recherché depuis des mois voire des années que l'on trouve enfin ou comme cela m'est arrivé dernièrement, le contact avec un nouveau cousin qui me permet d'avoir accès à des photos de ma grand-mère que je n'avais jamais vu !

Suzanne MONCHATRE
avril 1928

Suzanne MONCHATRE
mai 1928

Suzanne MONCHATRE
1946




















I comme Introuvable :

Alors là, c'est la catastrophe ! On a beau retourner les informations dans tous les sens, pas moyen de retrouver la trace d'un de ces ancêtres ! 
C'est le cas de "mon" SOSA n°65, Catherine PAILLOT. Ce n'est pourtant pas très loin dans le temps mais on peut dire qu'elle m'a longtemps fait tourner en bourrique. La raison, c'est que Catherine est née en Belgique, et que je n'avais d'informations que par rapport à l'acte de mariage de son fils, Jean Pierre WILLEME. Combien de lettres envoyées aux mairies des Ardennes pour essayer de glaner une information... Les archives en ligne de la Belgique auraient pu m'aider... si les dates des documents numérisés correspondaient à mes périodes de recherches. Heureusement, une cousine éloignée m'a fait parvenir son acte de mariage et sa descendance complète. Si quelqu'un a trouvé un acte ou a plus d'informations, n'hésitez pas !


I comme Insolite :

L'anecdote jamais entendue sur un membre de la famille ("Comment ça ? Nous avons un lien avec les soeurs PAPIN ?"), ou l'acte de ce registre vu tout récemment, à Sorède (66), dans lequel on apprend qu'on pratique l'enterrement "gratis pro deo". Le curé écrit que quatre femmes sont arrivées à l'église avec un cadavre de femme et l'ont déposé devant l'église. Le curé a demandé au fossoyeur de transporter le cadavre derrière vers le cimetière, celui-ci a refusé. Le curé a donc demandé à son seigneur d'obliger le fossoyeur en question. Dans le même temps, les quatre femmes ont transporté le cadavre derrière et l'ont enseveli. Si bien que le curé, en revenant, a procédé à l'enterrement en supposant qu'il s'agissait bien de la bonne personne, car selon lui il aurait été châtié part Dieu si ce n'avait pas été le cas !

Et vous, nul doute que vous avez été surpris ou frustré dans vos recherches, mais quel a été l'anecdote la plus frappante ?

Sources :
Photos : Patrick BOUJU

6 juin 2015

#ChallengeAZ : F comme FRANÇOIS Jacques

La hantise des généalogistes, ce sont les lacunes de registres. Dans les Ardennes, les archives ont beaucoup souffert durant les conflits des deux guerres mondiales. C'est le cas du village de Margut, commune de 180 habitants en 1793, dont les registres paroissiaux sont manquants et donc les recensements n'ont pas été numérisés. Pour l'anecdote, Margut est devenu française suite à la signature du Traité des Pyrénées en 1659, comme la Catalogne du Nord.

Commune de Margut (08) - genealexis.fr

Jacques FRANÇOIS est né à Margut le 5 thermidor an V (27 juillet 1797). Il est le fils de Jean Nicolas FRANÇOIS, maître cordonnier, et Françoise JACQUES.
Il est l'aîné de deux enfants, Anne, né le 14 pluviose an IX (1801) et Pierre, né le 14 fructidor an XII (1803). 

echolycee.com

En 1822, Jacques, 25 ans, cordonnier, se marie avec Marie DRION, âgée de 27 ans, fille des feux Pierre DRION et Jeanne MAGOT. Elle est donc assisté de son oncle, François DRION pour célébrer son mariage ce 27 mai, à Margut.

Jacques et Marie auront quatre enfants :
- Pierre, né en 1823
- Ambroise, né en 1829, qui décédera à l'âge de 15 mois,
- Jean Jacques, né en 1830,
- Hippolyte, né en 1840.

Seul Hippolyte semble s'être marié. Il a épousé Adélaïse GREFFE, originaire d'Amblimont, vers 1876, ni à Amblimont, ni à Margut. Ils ont eu au moins cinq enfants, de 1876 à 1885.

Le 14 mai 1872, Marie DRION décède sous le nom de DRIANT, à Margut, sur la déclaration de Jacques, son mari et Pierre son fils.  Elle serait âgée de 78 ans.

Pierre décèdera, célibataire, le 18 septembre 1889; ce sont ses frères Hippolite et Jean Jacques qui déclarent son décès en mairie.

Les registres en ligne de Margut se terminent en 1892. Les tables de succession et absences du canton de Carignan commencent en 1903. Or, le décès de Jean Jacques n'est présent sur aucune de ces sources. Il serait donc décédé entre 1893 et 1902. Il n'y a pas d'enfant né FRANCOIS sur Margut dont il serait le père.

Jacques FRANÇOIS décède le 2 février 1890 à Margut, âgé de 93 ans, déclaré par Hippolyte à la mairie.

Enfin, le 2 février 1909, Hippolyte décède à son tour à Margut.

Malheureusement, je n'ai pas beaucoup d'informations sur la vie quotidienne de Jacques FRANÇOIS, mon SOSA n°68.

Sources :
geneanet : plahoudie
Archives départementales des Ardennes
Wikipedia : Margut  Traité des Pyrénées


26 juin 2014

#ChallengeAZ : W comme W, ah non, comme 53 !

Drapeau du 53e RI
Comme évoqué dans l'article G, plusieurs joueurs de l'ASP Morts pour la France ont fait partie du 53ème Régiment d'Infanterie. Quatre joueurs de l'ASP (futur USAP) pour être exacte, feront partie de ce régiment basé en garnison à Perpignan lors de la mobilisation pour le conflit de la Première Guerre Mondiale.
Sa devise est "Plutôt mourir que faillir". Durant le conflit, la devise se transformera en "No Passareu" (vous ne passerez pas). Les conflits auquel il a participé sont notés sur son drapeau en lettres d'or.

source : Jean Tosti
Lors de la mobilisation d'août 1914, le régiment, composé majoritairement de Catalans et de Languedociens, était cantonné à la citadelle de Perpignan. Deux compagnies sont à Mont-Louis, une à Collioure et une au Fort de Bellegarde au Perthus. Le 7 août 1914, le régiment traverse les rues de Perpignan dans l'exaltation, commandé par le colonel ARBANERE, au son de la Marche Lorraine. En effet, ce régiment existe depuis 1658 et était dénommé à l'époque "régiment allemand d'Alsace".
Après deux jours de voyage, le régiment débarque à Mirecourt le 9 août en Lorraine.
Les soldats sont intégrés à la IIème Armée commandée par le général de CASTELNAU. Dès le lendemain, les marches forcées les emmènent vers Avricourt. Premier contact avec l'ennemi le 15 août, les obus tombent. Le lendemain, le régiment passe la frontière. Après un bivouac de 2 jours, et un passage en réserve, le régiment passe à l'offensive le 19 août à la lisière de la forêt de Vulcain à proximité de Rorbach. Raymond SCHULLER sera tué le lendemain lors de l'offensive allemande, ainsi que le général ARBANERE. Le régiment avance et arrive à Franconville le 26 août. On récupère 400 blessés allemands soignés à l'église et dans des granges, ainsi que des vivres.
Au 8 septembre, le 53e RI doit rejoindre Nancy; les Allemands menacent la capitale de la Lorraine. Après plusieurs déplacements de troupe, au petit matin du 24 septembre, le régiment attaque le bois de Voisogne, tenu par les mitrailleuses allemandes. Ce jour-là cinq officiers sont tués et trois grièvement blessés. François FOURNIÉ, demi de mélée de l'ASP décède au Bois de la Hazelle.
Après un progression difficile, le régiment va se cantonner au repos dans la région de Soissons du 8 au 15 octobre.

Après une courte bataille sur le Chemin des Dames, le régiment se porte vers Oostarven. Il fait désormais partie du détachement d'Armée de Belgique. La bataille de l'Yser se prépare. Le général FOCH a rassemblé 5 corps d'armée contre les 13 concentrés par l'ennemi.
La journée du 1er novembre sera laborieuse, faite d'avancées et de reculades, dans l'attente de renforts qui viendront un peu trop tard pour sauver le soldat Joseph LIDA, 3ème ligne de l'ASP. Voici le récit de cette journée par catherine GASNIER (Ancestramil) :

"Le 1er novembre, à minuit trente-cinq, les Hindous qui se trouvaient à notre gauche se sont repliés ; le 2e bataillon, sous le commandement du capitaine LERMIGEAUD , est envoyé pour tenir tête à l'ennemi. 
A dix heures, l'ordre est donné de reprendre l'offensive partout. Le 53e fait partie d'une colonne d'attaque placée sous les ordres du colonel commandant la 63e brigade ; il doit appuyer sa droite au chemin Oostavern-Groenlinde (Rosteville). 
Les compagnies du capitaine LERMIGEAUD à gauche prendront comme direction la lisière sud du château d' Hollebecke et le village d' Hollebecke. Une violente canonnade sur le front fait subir des pertes sérieuses aux compagnies qui, néanmoins, se maintiennent à leur place. La progression est difficile ; les éléments de droite se sont repliés, mais la situation critique est rétablie. 
A seize heure trente, la canonnade devient de plus en plus intense; tout est bouleversé, plusieurs officiers sont tués; l'ennemi, de plus en plus nombreux, nous écrase sous sa masse. Le régiment, débordé par les deux ailes, se trouve dans une situation pénible ; le colonel demande avec insistance du renfort qui n'arrive pas. 
Pour éviter l'encerclement, le colonel donne l'ordre de se reporter à quelques centaines de mètres en arrière. Les hommes sont épuisés. 
Enfin, les bataillons de chasseurs tant attendus arrivent et l'ordre est donné de reprendre l'offensive. La 3e compagnie du 53e se porte en avant. La position perdue un instant avant est reprise et le 10e bataillon de chasseurs peut ainsi s'installer aux avants-postes, sur les hauteurs de côte 40, sans coup férir. 
Cette journée glorieuse pour le régiment avait coûté de nombreuses pertes."

Avant le départ au combat, en 1914 à Perpignan (66) - source : Jean Tosti
Après plusieurs combats d'une force inouïe dans cette région, le 7 et le 8 novembre, le régiment part vers Zillebecke relever les Anglais. Il subira des pertes effroyables dont François NAUTÉ, 2ème ligne de l'ASP, tué le 9 novembre 1914.

Après plusieurs combats glorieux, le 53ème Régiment d'Infanterie participera aux combats en Champagne en 1915. En 1916, ce sera au Fort de Vaux, en 1917, aux Eparges, au Bois de Courrières et enfin en 1918, la bataille de la Somme. Le régiment ne s'arrêtera qu'à la capitulation des Allemands.

"A 23 heures, un ordre du G.Q.G. ordonne à toutes les unités de rester sur leurs positions. Le 11 novembre à 5 heures 30 , nouveau message : le maréchal FOCH prescrit la suspension des combats à 11 heures. La guerre est finie «On s'embrasse sans distinction de costume ou de grade ». "

Le régiment reste dans les Ardennes jusqu'en mars 1919. Après une cérémonie par le général DEVILLE, le 31 mars, lequel remet au régiment la fourragère aux Couleurs de la Croix de Guerre, le régiment rentre à Perpignan en septembre, sous les acclamations de la population catalane. Le 53e RI sera dissous le 1er janvier 1920, suite à la réduction des Armées, et le drapeau sera conservé par le 80e RI avant de rejoindre les Invalides.


Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/53e_r%C3%A9giment_d%27infanterie_de_ligne
http://www.pages14-18.com/B_PAGES_HISTOIRE/ORGANIGRAMMES/RI/ORG.INFANTERIE3.htm#53
http://www.ancestramil.fr/uploads/01_doc/terre/infanterie/1914-1918/53_ri_1914-1918.pdf
http://1418regiments.canalblog.com/archives/2007/01/17/3997528.html
http://jeantosti.com/caserne/caserne.htm

2 juin 2014

#ChallengeAZ : B comme Belges !


Une partie de ma branche paternelle provient des Ardennes, notamment Pouru-Saint-Rémy, Pouru-aux-Bois, Amblimont. Une grande communauté de WILLEME (WUILLEME) y sont encore domiciliés.

Lorsque j'ai commencé à travailler sur mon sosa n°64 Jacques WILLEME, j'ai été pour la première confrontée aux recherches en Belgique. En effet, Jacques s'est marié avec Catherine PAILLOT à Pouru-Saint-Rémy, mais la demoiselle est originaire de Sainte-Cécile, petit bourg qui appartient désormais à la section de Florenville. Les deux villages sont distants de 16 km environ en passant par la nationale actuelle.

Pouru-Saint-Rémy, Sainte-Cécile et Chassepierre


En cherchant des informations sur la frontière franco-belge, je m'aperçois que  pendant la Révolution Sainte-Cécile était française. Jacques était fileur et le village de Sainte-Cécile a abrité une filature dans un bâtiment appelé "La Mécanique". Est-ce la raison de la rencontre de Catherine et Jacques ?
Cette photo de Sainte-Cécile est fournie gracieusement par TripAdvisor

Les archives de l'Etat Civil de Belgique ne sont pas encore en ligne pour les périodes antérieures aux années 1891 pour Sainte-Cécile. Par contre, les officiers d'Etat Civil ont eu la bonne idée de créer des index alphabétiques des baptêmes, décès et mariages pour les registres paroissiaux. Cependant, un feu a brûlé l'église en 1793, et plusieurs registres sont manquants.
Armée de mon crayon de papier et de ma gomme, je vais donc en ligne chercher dans ces index une trace de Catherine. D'après mes informations, elle serait née en 1805. Manque de chance, les index comprennent la période 1663-1802. Qu'à cela ne tienne, je tente de retrouver ses parents. Sur son acte de décès, ses parents sont nommés Jean Jacques et Anne BERTRAND.

En consultant cet index, je trouve un mariage entre Gérard PAILLOT et Elisabeth GROSIEUX le 22 juin 1796. Or, je ne trouve rien dans le registre des mariages de 1796 (qui ne contient que trois mois d'actes, d'ailleurs). Dans le registres des baptèmes, je trouve deux naissances au nom de PAILLOT qui pourraient correspondre à des enfants du couple, Marguerite en l'an VI et Pierre en l'an VII. Les recherches s'arrêtent là, les registres des naissances ne sont pas en ligne. Cependant, ayant trouvé au détour d'une page, un mariage LE MAÇON - WUILLEME en 1795, que je ne retrouve pas dans l'index, j'ai un doute sur la tenue correcte de cet index.

Un autre WILLEME, en 1792, est allée chercher épouse dans l'actuelle Belgique, à Chassepierre. 13km sépare ce village de Pouru-Saint-Rémy, dont est originaire Jean, le père de Jacques ci-dessus.  Jean, lui, est dénommé garde de bois, sur son acte de mariage avec Marie-Jeanne PONCELET, fille naturelle de Barbe.
Un garde de(s) bois est un employé surveillant des biens pour le compte de propriétaires forestiers. L'acte de naissance de son épouse en 1771, nous dit que son parrain est Henry SAUTÉ. Quelle coïncidence, Barbe épouse justement un dénommé Henry SAUTÉ en juin 1773, dont elle aura au moins cinq enfants, Jacques  (1775), Jean (1777), George (1778), Jean Jacques (1781) et Jean Pierre (1783). Le mystère s'épaissit alors que je trouve un acte de baptême au nom de Henry Charles PONCELET, fils naturel de Marie-Jeanne PONCELET, en 1772. Le parrain se nomme Henry SAUTÉ, la marraine, Marguerite MAUBERT. Or, la mère de Henry SAUTÉ, nommée dans l'acte de mariage de Henry et Barbe, se nomme Anne MAUBERT. Un sacré imbroglio ! 

D'autant que la seule Marie-Jeanne PONCELET de Chassepierre, se marie en 1778 avec Jean ANKART. Sur l'acte de mariage, ses parents se nomment Thibeaut et Marguerite SIBILLE, les mêmes parents que Barbe. De là à se demander si Henry ne seraient pas le père des deux cousins, il n'y a qu'un pas. Je n'ai pas encore retrouvé les actes de naissances de Barbe et sa soeur Marie-Jeanne, ni leurs actes de décès, qui ne sont pas sur les registres en ligne de Chassepierre. Néanmoins, à son décès, Marie Jeanne PONCELET est dénommée SAUTEZ.

Détail acte de décès PONCELET Marie Jeanne 09.01.1816 Pouru-Saint-Rémy (5Mi27R44)


Au détour des pages, j'ai trouvé le baptême à Chassepierre du premier enfant de Jean WILLEME et Marie Jeanne PONCELET, Henry, né à Pouru-Saint-Rémy et dont le parrain est Henry SAUTÉ, le père présumé de Marie Jeanne; et la marraine une certaine Barbe THIBAUT, femme du parrain. Je rappelle que le prénom du père de Barbe PONCELET est Thibaut. Certains curés devaient vraiment abuser du vin de messe...

Je continue à chercher le lien entre Chassepierre et Sainte Cécile et un dernier acte trouvé en dernière minute me permettra peut-être de dénouer tout ça : Claudine WILLEME s'est marié à Nicolas LE MAÇON en 1795 à Sainte Cécile. LE MAÇON est le nom de la mère de Marie Jeanne BEL, deuxième épouse de Jean PAILLOT à Chassepierre. Leur deuxième enfant Julienne née en 1795 a pour témoin une Julienne SAUTÉ. A force d'épluchage, je devrais pouvoir démêler les liens de famille.

A noter pour l'anecdote que le curé dans ces deux communes fait signer les illettrés d'une marque.

Acte de baptême PAILLOT Julienne à Chassepierre le 19.09.1795