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Bienvenue sur ce blog consacré à la généalogie de mes recherches personnelles et professionnelles, mais aussi à la psychogénéalogie. Bonne lecture !
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3 sept. 2014

Espira-de-Conflent (66) : Exposition commémoration du centenaire 1914-1918

Comme prévu, voici l'article sur l'exposition commémorant le centenaire de la guerre 1914-1918, qui s'est déroulé à Espira-de-Conflent, dans les Pyrénées-Orientales, au mois d'août.

C'est à l'initiative de l'association des Amis de l'église Notre-Dame d'Espira que cette exposition a vu le jour. Les habitants du village ont été conviés à rassembler et apporter des témoignages, lettres, photos, médailles et autres objets et documents se rapportant à des soldats déclaré morts pour la France.
Voici quelques panneaux de l'exposition :

















Crédit photos : Sandrine Wuilleme

Bientôt sur ce blog un article pour chaque soldat Mort pour la France d'Espira-de-Conflent.



26 juin 2014

#ChallengeAZ : W comme W, ah non, comme 53 !

Drapeau du 53e RI
Comme évoqué dans l'article G, plusieurs joueurs de l'ASP Morts pour la France ont fait partie du 53ème Régiment d'Infanterie. Quatre joueurs de l'ASP (futur USAP) pour être exacte, feront partie de ce régiment basé en garnison à Perpignan lors de la mobilisation pour le conflit de la Première Guerre Mondiale.
Sa devise est "Plutôt mourir que faillir". Durant le conflit, la devise se transformera en "No Passareu" (vous ne passerez pas). Les conflits auquel il a participé sont notés sur son drapeau en lettres d'or.

source : Jean Tosti
Lors de la mobilisation d'août 1914, le régiment, composé majoritairement de Catalans et de Languedociens, était cantonné à la citadelle de Perpignan. Deux compagnies sont à Mont-Louis, une à Collioure et une au Fort de Bellegarde au Perthus. Le 7 août 1914, le régiment traverse les rues de Perpignan dans l'exaltation, commandé par le colonel ARBANERE, au son de la Marche Lorraine. En effet, ce régiment existe depuis 1658 et était dénommé à l'époque "régiment allemand d'Alsace".
Après deux jours de voyage, le régiment débarque à Mirecourt le 9 août en Lorraine.
Les soldats sont intégrés à la IIème Armée commandée par le général de CASTELNAU. Dès le lendemain, les marches forcées les emmènent vers Avricourt. Premier contact avec l'ennemi le 15 août, les obus tombent. Le lendemain, le régiment passe la frontière. Après un bivouac de 2 jours, et un passage en réserve, le régiment passe à l'offensive le 19 août à la lisière de la forêt de Vulcain à proximité de Rorbach. Raymond SCHULLER sera tué le lendemain lors de l'offensive allemande, ainsi que le général ARBANERE. Le régiment avance et arrive à Franconville le 26 août. On récupère 400 blessés allemands soignés à l'église et dans des granges, ainsi que des vivres.
Au 8 septembre, le 53e RI doit rejoindre Nancy; les Allemands menacent la capitale de la Lorraine. Après plusieurs déplacements de troupe, au petit matin du 24 septembre, le régiment attaque le bois de Voisogne, tenu par les mitrailleuses allemandes. Ce jour-là cinq officiers sont tués et trois grièvement blessés. François FOURNIÉ, demi de mélée de l'ASP décède au Bois de la Hazelle.
Après un progression difficile, le régiment va se cantonner au repos dans la région de Soissons du 8 au 15 octobre.

Après une courte bataille sur le Chemin des Dames, le régiment se porte vers Oostarven. Il fait désormais partie du détachement d'Armée de Belgique. La bataille de l'Yser se prépare. Le général FOCH a rassemblé 5 corps d'armée contre les 13 concentrés par l'ennemi.
La journée du 1er novembre sera laborieuse, faite d'avancées et de reculades, dans l'attente de renforts qui viendront un peu trop tard pour sauver le soldat Joseph LIDA, 3ème ligne de l'ASP. Voici le récit de cette journée par catherine GASNIER (Ancestramil) :

"Le 1er novembre, à minuit trente-cinq, les Hindous qui se trouvaient à notre gauche se sont repliés ; le 2e bataillon, sous le commandement du capitaine LERMIGEAUD , est envoyé pour tenir tête à l'ennemi. 
A dix heures, l'ordre est donné de reprendre l'offensive partout. Le 53e fait partie d'une colonne d'attaque placée sous les ordres du colonel commandant la 63e brigade ; il doit appuyer sa droite au chemin Oostavern-Groenlinde (Rosteville). 
Les compagnies du capitaine LERMIGEAUD à gauche prendront comme direction la lisière sud du château d' Hollebecke et le village d' Hollebecke. Une violente canonnade sur le front fait subir des pertes sérieuses aux compagnies qui, néanmoins, se maintiennent à leur place. La progression est difficile ; les éléments de droite se sont repliés, mais la situation critique est rétablie. 
A seize heure trente, la canonnade devient de plus en plus intense; tout est bouleversé, plusieurs officiers sont tués; l'ennemi, de plus en plus nombreux, nous écrase sous sa masse. Le régiment, débordé par les deux ailes, se trouve dans une situation pénible ; le colonel demande avec insistance du renfort qui n'arrive pas. 
Pour éviter l'encerclement, le colonel donne l'ordre de se reporter à quelques centaines de mètres en arrière. Les hommes sont épuisés. 
Enfin, les bataillons de chasseurs tant attendus arrivent et l'ordre est donné de reprendre l'offensive. La 3e compagnie du 53e se porte en avant. La position perdue un instant avant est reprise et le 10e bataillon de chasseurs peut ainsi s'installer aux avants-postes, sur les hauteurs de côte 40, sans coup férir. 
Cette journée glorieuse pour le régiment avait coûté de nombreuses pertes."

Avant le départ au combat, en 1914 à Perpignan (66) - source : Jean Tosti
Après plusieurs combats d'une force inouïe dans cette région, le 7 et le 8 novembre, le régiment part vers Zillebecke relever les Anglais. Il subira des pertes effroyables dont François NAUTÉ, 2ème ligne de l'ASP, tué le 9 novembre 1914.

Après plusieurs combats glorieux, le 53ème Régiment d'Infanterie participera aux combats en Champagne en 1915. En 1916, ce sera au Fort de Vaux, en 1917, aux Eparges, au Bois de Courrières et enfin en 1918, la bataille de la Somme. Le régiment ne s'arrêtera qu'à la capitulation des Allemands.

"A 23 heures, un ordre du G.Q.G. ordonne à toutes les unités de rester sur leurs positions. Le 11 novembre à 5 heures 30 , nouveau message : le maréchal FOCH prescrit la suspension des combats à 11 heures. La guerre est finie «On s'embrasse sans distinction de costume ou de grade ». "

Le régiment reste dans les Ardennes jusqu'en mars 1919. Après une cérémonie par le général DEVILLE, le 31 mars, lequel remet au régiment la fourragère aux Couleurs de la Croix de Guerre, le régiment rentre à Perpignan en septembre, sous les acclamations de la population catalane. Le 53e RI sera dissous le 1er janvier 1920, suite à la réduction des Armées, et le drapeau sera conservé par le 80e RI avant de rejoindre les Invalides.


Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/53e_r%C3%A9giment_d%27infanterie_de_ligne
http://www.pages14-18.com/B_PAGES_HISTOIRE/ORGANIGRAMMES/RI/ORG.INFANTERIE3.htm#53
http://www.ancestramil.fr/uploads/01_doc/terre/infanterie/1914-1918/53_ri_1914-1918.pdf
http://1418regiments.canalblog.com/archives/2007/01/17/3997528.html
http://jeantosti.com/caserne/caserne.htm

24 juin 2014

#ChallengeAZ : U comme Us et coutumes...

Flama del Canigo
...catalans, bien sûr ! En ce 24 juin, j'évoquerais donc les feux de la Saint Jean, els focs de Sant Joan.

La Saint Jean a lieu dans toute la France, mais elle revêt un caractère patrimonial et culturel important dans le Roussillon et la Catalogne Sud.

Herbes de la Saint Jean
Le matin de la Saint Jean, des jeunes filles doivent cueillir certaines herbes spécifiques, encore baignées de la rosée du matin. Ces plantes, au nombre de 30 selon les régions, seront rassemblées en un bouquet ou en croix. Principalement, on utilise le millepertuis, l'armoise, l'orpin, la verveine, les feuilles de noyer et le lierre terrestre.
Ces bouquets, appelés ramellets, sont des porte-bonheur. Les participants doivent les garder toute l'année et brûler le soir de la Saint Jean le bouquet de l'an passé. Ces plantes ont des vertus médicinales reconnues pour les maladies de peau. Dans le Conflent, on raconte qu'un lépreux guérira, en se roulant, le matin de la Saint Jean dans un champ où poussent les herbes miraculeuses.(1) De même, les herbes clouées au fronton des maisons sont sensées empêcher le diable et les mauvais esprits d'y entrer.



Tas des fagots durant la Trobada del Canigo
source : marcelocaballero-fotografia.blogspot.fr

Flama del Canigo
Il est de coutume, le 22 juin, d'aller raviver la flamme de la Saint Jean gardée le long de l'année au Castillet, à Perpignan. Il s'agit d'une ancienne tradition, remise au goût du jour en 1955 par François Pujade, un montagnard d'Arles-sur-Tech (66). Dès l'année suivante, le Cercle des Jeunes va reprendre le flambeau. En 1963, la flamme descendra dans la plaine. En 1964, dans le Castillet, abritant le Musée Catalan des Arts et Traditions Populaires, une cuisine sera reconstitué et la flamme viendra allumer l'âtre de cette cuisine. A partir de cette date, la flamme ne s'éteindra plus. Chaque 22 juin, trois montagnards partiront avec cette flamme au sommet du Canigo pour renouveler la tradition. Les fagots, portant le nom des villages catalans participants, sont montés le week-end précédent lors de la Trobada del Canigo. Dans la nuit du 23 juin, des montagnards, seront chargées de transmettre la flamme dans tous les villages du Roussillon, mais aussi à Barcelone, à Paris, aux Baléares...

Trajet de la Flama del Canigo en Catalogne Sud source : cedosrios.org

Voici le message des feux de la Saint Jean 2014, qui sera lu dans chaque village à l'arrivée de la flamme :

"Nous sommes réunis ce soir pour honorer cette petite flamme vivante depuis un demi-siècle. Comme une grande farandole de lumière, venue depuis notre pic sacré, des centaines de coureurs se sont relayés pour nous transmettre le message lumineux de la Flamme du Canigo'.
FRATERNITÉ, PARTAGE, CATALANITÉ, FERVEUR.
Ensemble, en allumant ici un feu de la Saint-jean par sa brillance et son éclat, nous faisons naître une étoile de plus dans le firmament de cette nuit qui fête aussi le solstice d'été.
Faire revivre  les traditions c'est un symbole puissant, c'est manifester la volonté d'un peuple fidèle à ses racines qui veut garder vivante sa langue,sa culture, et son histoire.
Fêtons dans la joie,ces Feux de la Saint-jean, qu'ils apportent à tous espérance et bonheur."
Feux de la Saint Jean au pied du Castillet - Perpignan (66)
source : capcatalogne.fr

Et bien entendu, les participants danseront la sardane.



Une petite vidéo du comité international de la Flamme du Canigo :



Et voici un dicton de la Saint Jean, parmi d'autres :
Per Sant Joan, tot neix i tot creix.
Pour la Saint Jean, tout naît et tout pousse.

Bones festes de Sant Joan !

Sources :
(1) http://www.acg66.org/focs%20de%20Sant%20Joan.pdf
http://www.feuxdelasaintjean.com/index.html
http://pyreneescatalanes.free.fr/Decouvrir/Traditions/StJean.php

23 juin 2014

#ChallengeAZ : T comme Trabucayres

Source : Cap Catalogne
 28 mars 1846. Aujourd'hui, c'est le dernier jour du procès des contrebandiers qui ont semé pendant 2 ans la terreur sur la route de Perpignan à Barcelone, les Trabucayres, nommés ainsi car ils sont équipés de trabucs (tromblons).

Il s'agit d'espagnols partisans de Don Carlos, les carlistes. Leur quartier général avait été établi à Las Illas. Ils sont accusés d'association de malfaiteurs, vols avec circonstances aggravantes et séquestration avec menaces de morts, tortures corporelles, meurtres avec tortures et actes de barbarie et assassinat. Ce ne sont pas anges les Trabucayres !

 La bande est composée de 22 bandits, âgés de 20 à 47 ans, dont :
- Simon, dit Coll-Suspiné, le chef présumé de la bande
- Icazes, dit Lorens,
- Espell, dit Fray,
- Balme, dit Sagals, dit Manut, dit Berlaguer
- Barlagué, dit Negret,
- Fabrégas, dit Noi-Piou,
- Matheu, dit Xicolate (le sanguinaire),
- Forgas, dit Manut,
- Reigt,
- Camps, dit Sabé,
- Pujadès,
- Justafré,
- Forcadell, dit Garcias,
- Barnedes, dit Tia,
- Vicens, dit Rata ou de la Biuda,
- Colomer, dit Serinette,
- Catherine Gatel, ou Lacoste,

et cinq accusés par contumace :
- Bosch, dit Janneton,
- Planès d'amont,
- Pujal, dit Parot,
- Joseph, dit Jep de la Helena,
- Fabrach, dit Domingo,

Vêtus à l'espagnole et coiffés de la baratina, ils ont l'air fier et audacieux.

La bande se divisent en deux groupes, la bande active, les auteurs des méfaits, et ceux qui les ont aidé à gérer leur retraite et les fournissaient en armes et autres.

Simon est le chef de la bande. Il clame son innocence et crie au complot politique. Icases, lui est également chef de bande mais aussi son caissier et son chef d'exécution, c'est lui qui tranche les malles des diligences à la hache !
Balme était chargé de désigner les personnes à séquestrer. Joseph Matheu dit Xicolate (Chicolate), exécutait également, n'hésitant pas à fracasser le crâne d'un gendarme, déjà blessé mortellement par un de ses acolytes.

Voici une partie de la déposition de l'un des accusés, Pujadès :

Territoire couvert par les Trabucayres (66)
"La diligence arrive, on l'arrête; on coupe les traits des chevaux, on fait descendre les voyageurs. Coll-Suspiné demande les passeports, afin de voir quels sont les plus riches et ceux qu'on doit emmener en captivité.[...] En arrivant près de la diligence, je vis tous les voyageurs assis par terre ; on coupa les sous-pieds des pantalons aux trois prisonniers Bailber, de Girone, Roger, de Figuières, et Massot, de Darnins; la mère de ce dernier s'était jetée aux pieds de mes compagnons, demandant grâce pour son fils qu'elle tenait fortement embrassé, mais mes compagnons la repoussèrent en lui disant : "tais-toi! Tes cris nous fatiguent, et nous allons poignarder ton fils si tu ne gardes pas le silence." [...] "rendez-moi mon fils, je vous donnerai plus d'argent que vous n'en voudrez."

Durant le voyage pour rejoindre leur cache, Bailber, âgé de 70 ans, mourut de fatigue.  Après plusieurs haltes dans des maisons dans la montagne, Roger, l'autre prisonnier, banquier à Figueras, trouvera la mort suite à une altercation avec les autorités. La bande se divise en deux groupes dont l'une prend le chemin d'une grotte, à Bassaguada. Suite aux demandes de rançon pour Massot, jeune étudiant de 16 ans, la bande reçut 100 quadruples, le dixième qui avait été demandé à la mère de Massot. La bande exigea 1000 onces, sous peine de lui envoyer les oreilles de son fils, puis les yeux et enfin la tête. Après plusieurs jours de négociation avec la mère de Massot, qui ne possédait pas la somme demandée, la bande décida de se débarrasser du prisonnier, ce dont s'acquitta Chicolate. Partis vers le Mas de l'Aloy, à Corsavy, ils furent encerclés le 5 mai 1845 et arrêtés. Dans un panier furent retrouvées le lendemain les deux oreilles de Massot.


144 témoins seront auditionnés à la barre pour constater les faits de violences, vols meurtres et  séquestrations. Lorsque le Président de la Cour demande aux accusés s'ils veulent ajouter quelque chose, voici ce que quatre d'entre eux répondent :
"Simon (Coll-suspiné) : Je n'ai jamais fait de mal aux Français, je suis innocent; si je suis condamné, point de prison je demande la mort.
Marlabé dit Négret : Je suis innocent, je n'étais pas à l'attaque de la diligence; si j'y avais été, les officiers espagnols ne vivraient pas, j'aurais vengé la mort de mon père, de mon frère, de tous mes parents !
Matheu : Je n'étais pas au pillage de la diligence; je me serais fait un honneur d'égorger les officiers espagnols.
Camps : Je ne suis pas coupable; on a dit que j'avais tué un moso de la escuadra : Oui ! et Camps en a tué beaucoup en Espagne ! Si je m'étais trouvé au sac de la diligence, non seulement j'aurais écrasé la tête des deux officiers, mais je me serais lavé les mains dans leur sang ! ..."
A la lecture du verdict, les accusés se déchaînent et promettent milles morts aux témoins et anciens compagnons de la bande qui ont témoigné contre eux.

Simon, Icases, Balme et Matheu sont condamnés à mort, les deux premiers seront exécutés à Céret, les deux autres à Perpignan.

Les Gorges de la Fou (66)
Source: jedecouvrelafrance.com
Les autres compagnons seront condamnés à des peines de prison, de 3 ans à dix ans de prison, de dix ans de travaux forcés à perpétuité, en fonction de la façon dont il pris part aux évènements.

La Cour de Cassation a rejeté le pourvoi que les 4 condamnés à mort ont demandé et a confirmé le jugement de la Cour d'Assises de Perpignan. Ils tentèrent de s'évader en pratiquant un trou de la muraille de la prison mais furent interrompus par les gardiens, alertés par le bruit. Ils furent guillotinés fin juin 1846.

Pour cacher leur butin, de plus en plus important, les trabucayres utilisèrent les grottes des Gorges de la Fou, à Arles sur Tech. Malgré les menaces et les questions, aucun d'entre eux ne révéla le lieu où ils cachèrent leur trésor...

Sources :

20 juin 2014

#ChallengeAZ : R comme Retirada

450.000, c'est le nombre minimum de réfugiés espagnols qui passent la frontière espagnole à partir de janvier 1939, suite aux affrontements entre les républicains et l'armée de Franco.
Retirada - février 1939 - nopasaran36.org
Dès janvier 1938, suite à la guerre civile en Espagne, la France avait prévu d'accueillir quelques réfugiés, mais les 4 camps mis en place, d'une capacité totale de 15.000 places sont complètement dépassés. "En deux semaines seulement, 100 000 réfugiés vont passer le col d'Arès, à Prats de Mollo. Tous les points de passage sont concernés. Le col du Perthus, la route de Cerbère voient passer les foules."(1)
Un décret passé précédemment en France, va permettre "l'internement des étrangers indésirables". Les familles sont dépouillées de leurs biens à la frontière, divisées, les hommes le plus souvent internés sur place; les femmes, les enfants et les personnes âgées envoyés dans le sud de la France.

Trois zones de regroupement sont mises en place dans les Pyrénées-Orientales : 
- la Cerdagne (les centres seront fermés à cause des températures excessivement basses, qui entraîneront la mort de 2 enfants sur mille), 
- le haut-vallespir (Arles-sur-Tech, Amélie-les-Bains, Saint-Laurent -de-Cerdans), 
- les camps du littoral (Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien, Le Barcarès). 
Des camps spécialisés pour gérer le matériel sont basés à Perpignan et Villeneuve-la-Rivière.

Camps de réfugiés espagnols en France - 1939
www.nopasaran36.org
"Les premières semaines, les hommes dorment à même le sable ou la terre, sans baraquement pour s’abriter. Les décès sont réguliers en raison du manque d’hygiène et des difficultés d’approvisionnement en eau potable et en nourriture. Les conditions de surveillance sont drastiques et assurées par les troupes militaires, tirailleurs sénégalais, spahis ou garde républicaine mobile.
Humiliés par cet accueil et les conditions de vie qu’ils subissent durant leurs premiers mois en France, les réfugiés tentent cependant d’améliorer leur quotidien dans les centres d’hébergement et dans les camps. En comptant parfois sur l’aide de différentes organisations internationales de soutien aux réfugiés espagnols, ils organisent différentes activités afin de ne pas sombrer dans la folie et la dépression. Jeux de cartes, parties d’échecs, rencontres sportives, cours scolaires de tous niveaux, rédaction de journaux ou de bulletins, conférences improvisées et discussions politiques constituent l’emploi du temps de la majorité des réfugiés."
(2)

Pour permettre les retrouvailles des familles, des journaux comme l'Indépendant publie les annonces des refugiés. Le journal envoie des exemplaires dans toutes les préfectures, pour que les réfugiés dans les camps puissent en avoir connaissance. Les réfugiés eux-mêmes publient leur propres journaux d'exil.

Certains réfugiés ont pu rester en France, malgré leur enrôlement pendant la guerre. Des exilés sont déportés vers les camps d'extermination nazis. Ils n'auront le statut de réfugié politique qu'en 1945.

A la fin de la guerre, plusieurs réfugiés décideront de rester dans les Pyrénées-Orientales. Il s'agit d'un apport humain et culturel important pour le département. Pau Casals et Antonio Machado, pour ne citer qu'eux, faisaient partie des exilés.

En 2009, ont été commémorés les 70 ans de la Retirada, grâce à un partenariat entre les institutions espagnoles et françaises. Le Musée Mémorial de Rivesaltes, à l'emplacement de l'ancien Camp Joffre, devrait ouvrir ses portes en 2015.


Sources : 
Wikipédia.fr http://fr.wikipedia.org/wiki/Retirada#Pyr.C3.A9n.C3.A9es-Orientales 
(1) histoire-immigration http://www.histoire-immigration.fr/des-dossiers-thematiques-sur-l-histoire-de-l-immigration/la-retirada-ou-l-exil-republicain-espagnol-d-apres-guerre
(2) Pyrénées Catalanes http://pyreneescatalanes.free.fr/Histoire/Retirada1.php

18 juin 2014

#ChallengeAZ : P comme Patrimoine numérisé de la médiathèque de Perpignan

Castillet, Perpignan (66)
source : www.creme-de-languedoc.com
Pour connaître une région et ses particularités géographiques, sociales, et historiques, rien de tel que d'habiter sur place. Mais lorsqu'on est loin, il devient difficile voire onéreux de devoir se documenter par les livres ou attendre une excursion dans la région concernée.

Plus besoin de se déplacer pour appréhender Perpignan la Catalane et sa région, le réseau des médiathèques de Perpignan a entrepris depuis 2005 de numériser ses collections de manuscrits, cartes et autres documents du patrimoine culturel et historique catalan.
Deux objectifs sont poursuivis dans ce projet : valoriser les collections locales et sauvegarder les originaux.

Les documents sont imprimables et téléchargeables pour une utilisation privée. Une reconnaissance OCR permettra même bientôt la recherche dans les textes.

En créant un espace client, vous pouvez garder en favoris des documents, télécharger des dossiers et également enregistrer une sélection d'images accessibles partout.

Deux catégories de documents sont disponibles : le fond ancien général et le fonds local. Un module de recherche, basique pour l'instant, permet de consulter les documents selon un titre, un auteur ou un éditeur.

Sans entrer dans une liste fastidieuse de documents, je ne mettrai en avant quelques documents qui me semblent réellement extraordinaires et/ou utiles pour les généalogistes que nous sommes par leur contenu. Je vous laisse le soin de "farfouiller" plus en avant dans le catalogue.


Le fond ancien général

Il est constitué de 7 sous-catégories : Arts et Métiers, Langue, Littérature latine, Médecine, Occitan, Philosophie et Religion.

Dans la catégorie Arts et Métiers, on peut lire Les Arts et Métiers de Jean-Victor Adam, peintre et lithographe, reprenant une description et une gravure de 24 métiers ou arts principaux. Écrit vers 1830 , il est à l'attention des enfants à l'origine, mais est complet et permet de mieux comprendre certaines tâches des professions de nos ancêtres.

Le fonds ancien local

Il est constitué de 21 sous-catégories parmi lesquelles :

Almanach de l'année 1834  Patrimoine Médiathèque de Perpignan
Almanach de l'année 1834
Patrimoine Médiathèque de Perpignan
"Almanach - annuaires" : des almanachs de 1834 à 1907 qui reprennent les membres de l'Etat et du gouvernement national et local, du clergé,  la définition des arrondissements dans le département, mais aussi les jours de marché, les listes des électeurs, etc.


 "Arts et traditions" : la cuisine catalane de Albert Bausil, chef du Coq Catalan. Il contient quelques publicités de restaurants de 1919, mais surtout c'est un recueil de spécialités de recettes et produits locaux défendus (en catalan et en français) par les chefs et les lecteurs de ce périodique des Pyrénées-Orientales.

 "Cartes et Plans" : établis du 17ème au 20ème siècle concernant les villes mais aussi les reliefs naturel. 


Carte Postale (1910)
Photographies de 1907 - Crise viticole à Perpignan
Patrimoine Médiathèque de Perpignan
 "Cartes postales" : en noir et banc ou colorisées, pléthores de cartes postales concernant des lieux ou des évènements du département, dans les années 1900.

 "Economie" : plusieurs documents concernant l'agriculture, la viticulture, l'irrigation mais aussi le catalogue de l'exposition internationale de Perpignan de 1898 ou les tarifs des marchandises dans le Roussillon en 1654.


"Enseignement" : le Rapport sur la situation de l'enseignement primaire [...] pendant l'année 1892-1893, avec la description des installations scolaires et du personnel scolaire, par exemple.

"Géographie et Description de voyages" : Guides d'excursions du 18ème  au 20ème siècle avec lithographies, souvent accompagnés de notices historiques sur les villages.

 "Gravures" : Lieux et célébrités du département du 18ème au 19ème siècle

Le Cri Catalan - 29/01/1910 - hebdomadaire
Patrimoine Médiathèque de Perpignan
 "Presse" : 40 périodiques dont les plus connus : "le Cri Catalan", "l'Abeille Roussillonnaise", mais aussi les publications du Syndicat Agricole de Pyrénées-Orientales et des Coopératives...

 "Sciences et techniques" : le chapitre climatologie et le document du Dr Jacques Fines qui répertorie 38 années d'observations météorologiques de 1836 à 1879.

"Villes, villages et lieux" : Notices et documents plus précis sur certaines villes thermales et du littoral, Perpignan et ses sites archéologiques.

Vous l'aurez compris, il faudrait des heures pour pouvoir énumérer la richesse des ces fonds qui vous permettront d'agrémenter vos rapports de généalogie catalane.

17 juin 2014

#ChallengeAZ : O comme Onomastique

L'onomastique est la science qui étudie les noms propres (1). En généalogie, on pense généralement aux noms de famille mais aussi aux toponymes. L'onomastique est plus large, car si elle regroupe l'étude des noms, concernant les personnes, elle peut tout aussi bien concerner les anthroponymes (nom de personnes) que les pseudonymes, les matronymes (transmis par la mère), les gentilés (désignation des habitants d'un lieu), etc.
Concernant les noms de lieux, elle recouvre l'étude des choronymes (nom de région), les hydronymes (nom d'un cours d'eau), et aussi les odonymes (noms de voie de communication), entre autres.

Pour en revenir à la généalogie, je souhaitais évoquer les noms de famille catalans, puisque c'est le territoire sur lequel j'interviens.

Lac des Camporells (66) - linternaute.com - (c)Patrick Sanchez
Les noms de familles des Pyrénées-Orientales étaient au nombre de 8767 vers les années 1900. On en dénombre à présent 20 000. Le nom le plus long est MONTGAILLARD et les plus courts sont BO et PY. Il n'y a pas de noms commençant par les lettre K, U, W, Y ou Z, dans les mille premiers noms portés.

Concernant leur origine, dans les Pyrénées orientales, il existe quatre catégories par ordre d'importance :
- les noms indiquant une origine géographique (42%)
- les noms de familles qui sont des prénoms (28%)
- les noms se rapportant à un métier (16%)
- les noms concernant une caractéristique physique ou morale (14%).

Certains noms sont clairement d'origine espagnole (castillane) : MARTINEZ (2ème position dans la liste des mille premiers noms), GARCIA (3ème), LOPEZ (6ème), SANCHEZ (7ème), PEREZ (12ème), FERNANDEZ (16ème), etc.

Les noms issus d'un lieu

La difficulté pour définir l'origine d'un nom des Pyrénées-Orientales, c'est que le mot d'origine est souvent catalan.
On distingue deux types de noms : les noms de voisinage et les noms de provenance.
- les noms de voisinage indiquent souvent l'emplacement de la maison de l'ancêtre initial : DELCASSO, GARRIGUES, ROVIRA.. évoquent les chênes. ABELANET évoque un noisetier, CASTANY un châtaigner, FAJAL un hêtre, PY et PINEDA, des pins. Les broussailles seront à l'origine des noms BOIX, BOSC, GINESTE, TAILLADE... Si la famille vivait à proximité de l'eau, nous retrouverons les noms RIVIERE, RIUS, CANAL, TORRENT, XAMBO. S'il s'agissait d'une montagne à proximité, ce sera plutôt COMBES, COSTE, MONTES, PUIG. Pour les creux, ce sera CROS, BONAFOS, FONS...
Enfin, selon l'emplacement de la maison, on trouvera les noms CASES, DUMAS, DUBOURG, CASTELLO, CLOS...

- Les noms de provenance servaient à nommer les personnes originaires d'autres régions, CARCASSONNE, FOXONET (de FOIX), ANGLÈS (Angleterre), BASCOU (Pays Basque), GASCH (Gascogne), PEYTAVI (Poitou).
Enfin, les noms peuvent aussi provenir de souvenir de voyage comme JOURDA, rappel d'un voyage en Terre Sainte jusqu'au Jourdain.

Les noms issus de prénoms

Certains proviennent de prénoms parfois connus, parfois moins : BERTRAND,  BASTIDE, mais aussi ALLARD, GALTIER (de Gauthier), PONS, ESTÈVE, NOELL, GIRALT, ARNAUDIÈS, RAMON, VIAL, NADAL (Noël en catalan)..
Dans les Pyrénées-Orientales, certains noms issus de prénoms sont d'origine germanique. Rien à voir avec une quelconque invasion wisigothe mais plutôt l'utilisation de prénoms à la mode qui ne plus donnés pour leur sens initial évoquant la gloire ou le combat : ARLOT (guerrier qui gouverne), AUZARD (vieux et fort)...

Les noms se rapportant à un métier

Comme pour les noms du territoire français, nous aurons souvent des BOULANGER et des MEUNIER, sauf qu'il s'agira du mot catalan, c'est à dire MOLINER (meunier) ou FOURNIER (BOULANGER).
Les métiers représentés peuvent être d'origine agricole. Nous pouvons ALORS appréhender la diversité des métiers pratiqués : AGUILAR (le toucheur de boeufs), VELA (le berger), CABRERA (le gardien de chèvres), COLOMÉ (l'éleveur de pigeons), PEIX (le marchand de poissons), VIGNAUD (le vigneron).
Les artisans ne sont pas en reste avec BARDES (fabricant de bâts), BOURRAT (fabricant de bourre de laine), FABRESSE (maréchal-ferrand), FUSTER (menuisier), SABATÉ (savetier) TISSEYRE (tisserand), TRONYO (cordier).
Quelques métiers plus rares ont donné lieu également à des noms de familles parmi les milles noms les plus portés dans les Pyrénées-Orientales : BAILLS (bailli), DELSENY (sonneur de cloches), IGLESIS (employé d'une église), MERCADER (marchand), ADROGUER (droguiste).

Les noms se rapportant à une caractéristique physique ou morale

En général, les surnoms qui ont servi à établir ces noms, ne sont pas franchement gentils. Concernant le physique, nous trouverons BASSET (petit), GRANDO, GRAS, BLANCO, NÈGRE, MOURAGUES (peau mate), ROIGT (roux), ROUS, CABOT (qui a une petite tête), CARNO (avec des jambes fortes), POLIT (beau), REBARDY (rajeuni). Les traits de caractères et autres manies ont également servi à forger des noms : AMOUROUX, VENTURA (chanceux), BARATE (malicieux), CONILL (peureux comme un lièvre), GATOUNES (sournois ou rusé), MOUCHE (agaçant), SAGUÉ (toujours en retard), PIQUEMAL (qui démolissait à coups de pic ou fauchait les céréales ou encore remuait la terre... mais mal !). Enfin, le nom peut aussi évoquer les liens de parenté comme GENDRE, FILLOLS (filleul), PAYRÉ (père).

Attention aux faux amis ! JOLY était une personne joyeuse, BOURRET était fort comme un taureau, RIGOLE provient d'un ancien prénom, SOULIER possédait une maison exposée au soleil avec une terrasse !

Enfin, dernier cas de figure propre à la catalogne, les noms dont l'orthographe change selon la prononciation de certaines lettres en catalan : VERGÈS et BERGÈS, PRATS ET PRATX, PACULL et PACOUIL ou PACOU, KRICH et KRITX voire même CARITG, BOIX et BOSCH, OLIVER et OLIBER; et bien sûr leurs variantes avec ou sans S, avec É ou ER...

Et vous, avez-vous dans vos familles des noms d'origine catalane ?

Sources : 
Les noms de familles dans les Pyrénées-Orientales, Laurent MILLET, Christophe BELSER, Marie-Odile MERGNAC, éd Archives et Culture, 2009.

3 juin 2014

#ChallengeAZ : C com Català

La langue officielle de la catalogne nord est le Français. Mais nos contemporains du 3ème âge ont connu il y a moins de 60 ans, une époque où le catalan était parlé partout, sauf à l'école où il était interdit (Alors même que les instituteurs le parlaient entre eux à la récréation, d'après le témoignage de Mme P. concernant l'école de Nyer (66))

Incitation à ne pas parler catalan à l'école d'Ayguatébia (66) - Source : Wikipédia


Un peu d'histoire

 Le catalan est une langue d'origine romane, née à la fin du VIIè siècle.  Influencé par la conquête des arabes, le catalan lui a emprunté quelques mots et préfixes. C'est au Xe siècle que les premiers textes écrits apparaissent grâce à l'indépendance de la Catalogne. Au XIIe siècle, suite à l'expansion catalane en Méditerranée, le catalan apparaît en Sardaigne, en Sicile, à Majorque et à Valence. A l'apogée du Royaume de la Couronne d'Aragon, il y a même un comptoir à Naples, en Corse et en Grèce. 
Le catalan commence à décliner suite aux épidémies de Peste Noire à partir de 1348. La Catalogne passe également sous domination castillane. La signature du Traité des Pyrénées en 1659 qui donne le Roussillon à La France achève le déclin du catalan qui est ensuite interdit par le Roi Louis XIV en 1700. C'est grâce à la croissance de Barcelone au XVIIIe siècle que la catalan finit par renaître. La Constitution Espagnole de 1931 permet aux régions d'employer mais également d'enseigner les langues provinciales, incluant le catalan. Malheureusement durant la période franquiste, le catalan fut à nouveau réprimé. Suite à la nouvelle Constitution de 1978, le catalan est rétabli en tant que langue co-officielle dans trois communautés : la Catalogne, Valence et les Baléares. En dehors de l'Espagne, seule l'Andorre a pu garder le catalan en langue officielle depuis son apparition. 

Source : Europaplanet.com

Actuellement, le nombre de catalonophones en France représente 140 000 personnes sur les 6.3 millions de locuteurs dans le monde. Il s'agit du catalan roussillonnais qui est parlé jusqu'à Barcelone.  Parmi les catalans célèbres , on peut citer Luis Llach, Pompeu Fabra (qui a transcrit l'orthographe et la grammaire catalane en 1912), François Arago et le Maréchal Joffre. Parmi les artistes, citons Hyacinthe Rigaud, Aristide Maillol et Pablo Casals (cité dans le film récent "Le majordone", ayant donné un concert à la Maison Blanche).

Hyacinthe Rigaud (1701)
Louis XIV en costume de sacre
Paris, Musée du Louvre
photo © H. Josse

Le catalan dans la généalogie



C'est une belle épine généalogique qui se profile lorsque sur les registres paroissiaux, on se retrouve confronté à ce genre de texte :

Mariage Bertran DE FIGUERES x Bernada MAURI 22 mars 1656 Estagel (66) - source : AD66 9NUM71CCM1 vue 345
"Vui als vint y dos de març de mil cis cent cinquanta cis fonc contrectat
matrimoni en la iglesia parroquial de estagell entre Mosseur Bertra de fi
gueres natural de la siutad de carcassona regne de franca viudo de hunto part
y la dimayella bernada mauri donzella de natio francesa habitant en
estagell filla de mosseur jaume mauri de la part altra, a dit matrimo
ni assigni jo la dt llorens carrero rector foren legimonis messeur
de grenonat varo de st famial y carles de accia de natio francesos
de llicentio y diispensatio als dits contrahents donado bannis non pub-
blicatis p lo mon illugne calmes vicari general de carcasona, y
lo molt illugne canonge pi vicari general del capitol de elna
sede episcopali vacante 
lob  llorens rector de estagell
"

Dans certaines communes, même après 1802, quelques  actes sont encore rédigés en catalan. Nous avons également droit à des francisations de noms et des erreurs de transcription dues à la phonétique. Par exemple, Vergès qui se prononce Bergès.
Ou la famille CARITG (prononcé Caritch en catalan) qui a vu son nom évoluer en CARITX (le X se prononçant ch) en passant par CARICH et même KRIX soit une famille qui contient les noms CARITG, CARITX, CARITGX, CARIGT, CARICH, KRIX, KARICH.


Cela concerne aussi les prénoms. J'ai rencontré un Jammes Saleix qui sera dénommé Jacques Salès. Jaume en Catalan étant la traduction de Jacques, il n'y avait qu'un pas à franchir que l'officier d'Etat Civil franchit allègrement.

Plus difficile encore lorsque l'acte est catalan, et que les personnes concernées ne sont pas du département. On assiste alors à des transcriptions complètement folkloriques !

En cas de recherches en Catalogne Nord, voici un petit lexique de mots catalans qui peuvent vous être utiles.


Sources : http://www.axl.cefan.ulaval.ca/monde/catalan.htm

1 juin 2014

Indexation collaborative des Soldats Morts pour la France - MAJ du 16 au 25/09/14

Je participe à l'indexation collaborative des soldats Morts pour la France durant le conflit de la Première Guerre Mondiale. Le défi est d'en indexer 1 par jour. Ensuite je tweete sur mon profil les informations principales de la fiche avec le tag #1J1P et #MPLF. Je me concentre sur les soldats originaires des Pyrénées-Orientales ou originaire d'Algérie avec un nom à consonance catalane. Pour y participer, il suffit de suivre le mode d'emploi ici sur le site de Mémoire des Hommes.

Voici les soldats que j'ai déjà indexés. Je les saisirais bientôt sous forme de tableau pour faciliter la lecture.

17/06/14 : En ce moment, indexation des soldats qui ont joué à l'USAP (Ex-ASP).
20/07/14 : En ce moment, indexation des soldats originaire d'Algérie portant un patronyme à consonance catalane.

ABADIE


Clément ABADIE 2e cl 9E RZM cl 1911 °06/06/1891 à Blad-Touaria (Alg)
MPLF 06/06/1917 Baulne-en-Brie (02)
Edmond ABADIE serg. 2eRZ cl 1908 °27/10/1888 à Blad-Touaria (Alg)
MPLF 04/05/1915 à Boesinghe (Belg)
René ABADIE cap. 4eRZ cl 1915 °27/01/1895 à La Calle (Alg)
MPLF 10/07/1915 à Tunis (Tunisie)
Albert ABADIE 2ecl 4eRMZT cl 1913 °04/09/1883 à Alger (Alg)
MPLF 17/09/1914 à Cuffies (02)
François ABADIE 2ecl 2eRMA cl 1915 °16/07/1895 à La Sénia (Alg)
MPLF 22/05/1915 à Sedd-el-Bahr (Turquie)
Jean ABADIE 2eRTA cl 1916 °19/06/1896 à Aïn-el-Arba (Alg)
MPLF 30/08/1918 à Noyon (60)
Jean ABADIE Commandant 1eRMA cl 1886 °11/08/1866 à Alger (Alg)
MPLF 22/10/1915 à Udovo (Serbie) 

ABRIBAT 

Jacques ABRIBAT 415e RI cl 1915 °05/11/1895 Saint-Estève (66)  
MPLF 17/07/1916 Les Monthairons (55)

ACCOYER

Ulysse ACCOYER Cap 67eBCA cl 1899°29/09/1879 à Constantine (Alg)
MPLF 18/04/1915 à Langsalza (All) 

AMIEL

Antoine AMIEL cap 1eRZ cl 1892 °11/09/1872 à Guyotville (Alg)
MPLF 17/11/1916 à Valence (26)
Lucien AMIEL 2ecl 2eRMA cl 1915 °15/04/1895 à Bou-Henni (Alg)
MPLF 12/07/1915 Kérévès Deré (Turq) 

ANGLADA

Michel ANGLADA maître-pointeur 55eRA cl 1911 °07/03/1891 à Kouba (Alg)
MPLF 06/06/1917 à Nieuport (Belg)
Théodore Joseph ANGLADA 2ecl 101eRI cl 1913 °20/12/1895 à Blida (Alg)
MPLF 12/01/1915 à Bleid (Belg)

ANGLADE

Jean ANGLADE 2ecl 4eRZ cl 1915 °14/12/1895 à Aïn-Taya (Alg)
MPLF 30/06/1915 à Bir-Moghri (Tunisie)
Michel ANGLADE 2ecl 1eRZ cl 1905 °21/12/1885 à Saint-Eugène (Alg)
MPLF 20/05/1917 à Mont Cornillet (51)
Pons Philippe ANGLADE 2ecl 1erRZ cl 1908 °26/05/1888 à Guyotville (Alg)
MPLF 03/05/1915 à Tréport (76)

BARATE

Raphaël Joseph Antoine BARATE can. 21e RIC cl 1915 °19/01/1895 à Perpignan (66)
MPLF 15/11/1918 à Salonique (Grèce)

BARTHES

Joseph BARTHES 2ecl 22e RIC cl 1917 °09/02/1897 à Saint-Estève (66)
MPLF 24/02/1915 à Beauséjour (51)

BILLES

André BILLES 2e cl 40e RI cl 1916 °01/03/1896 Pezilla-La-Rivière (66)>
MPLF 04/10//1917 Velushina (Serbie)
Antoine BILLES sergent 81e RI cl 1908 °17/04/1888 Claira (66)
MPLF 23/12/1819 Tahure (51)
Armand BILLES 2e cl 142e RI cl 1913 °01/08/1893 Corneilla-la-Rivière (66)
MPLF 12/11/1914 Langemark (Belg)
François BILLES 2e cl 174e RI cl 1900 °29/02/1880 Pezilla-la-Rivière (66)
MPLF 22/03/1919 Marseille (13)
Jean BILLES gendarme 16e LG cl 1904 °04/07/1884 Pezilla-la-Rivière (66)
MPLF 02/10/1918 Château-Thierry (55)
Jean BILLES 2e cl 44e RIC cl 1901 °17/07/1881 Pezilla-la-Rivière (66)
MPLF 24/09/1914 Lacroix-sur-Meuse (55)
Joseph BILLES 2e cl 44e RIC cl 1906 °02/11/1886 Pézilla-la-Rivière (66)
MPLF 30/06/1915 La-Harazée (51)
Joseph BILLES soldat 253e RI cl 1906 °16/06/1886 Pézilla-la-Rivière (66)
MPLF 02/08/1917 Chemin des Dames (02)
Justin BILLES 2e cl 116e BCP cl 1915 °27/01/1895 Pézilla-la-Rivière (66)  MPLF 30/09/1915 Bussy-le-Château (51)
Louis BILLES soldat 53e RIcl 1911 °12/03/1881 Caudiès-de-Fenouillèdes (66)
MPLF 07/11/1914 Saint-Eloi (Belg) 

BLASCO

Jean Antoine BLASCO 2ecl 1er RZ cl 1914 °28/11/1894 à Alger (Alg)
MPLF 07/11/1916 à Pressoir (80)
Jean Baptiste BLASCO 2ecl 8e RZ cl 1908 °19/12/1888 à Saint-Denis-du-Sig (Alg)
MPLF 25/12/1914 à Lombartzyde (Belg)
José Francisco BLASCO 2ecl 2e RbZ cl 1910 °12/08/1889 à Oran (Alg)
MPLF 07/09/1914 à Barcy (77)
Manuel BLASCO soldat 1er BMA cl 1908 °10/01/1888 à Alger (Alg)
MPLF 15/01/1915 à Etrun (62)
Manuel BLASCO soldat 2e RZ cl 1910 °20/01/1889 à Arzew (Alg)
MPLF 07/09/1914 à Saint-Soupplets (77)
Philippe Pédro BLASCO 2e cl 3e RZ cl 1900 °01/08/1880 à Oran (Alg)
MPLF 30/09/1914 à Crouy (02)

BONET 

Joseph BONET 2e cl 130e RI cl. 1904 °14/05/1884 Saint-Estève (66)
MPLF 11/10/1918 Chuffilly-Roche (08)
François BONET 2e cl 1er RH cl. 1909 °27/02/1889 Baho (66)
MPLF 20/10/1914 Avricourt (54)

BROUSSE

Bonaventure Sébastien Jacques BROUSSE 8e RC cl 1907 °14/02/1887 Saint-Estève (66)
MPLF 16/04/1917 Bouffignereux (02)

CABANE

Isidore CABANE 2e cl 24e RIC cl 1909 °29/12/1889 à Perpignan (66)
MPLF 27/08/1914 à Jaulnay (55)

CALA

Michel CALA capo. 80e RI cl 1905 °02/05/1885 à Saint-Estève (66)
MPLF 30/10/1915 à Tahure (51)

CANAL

Jean François Etienne CANAL 2ecl 81e RI cl 1910 °14/07/1890 à Saint-Estève (66)
MPLF 22/08/1914 à Einville (54)

CARRERAS

Etienne Jean Ferréol CARRERAS serg 253e RI cl 1905 °29/08/1885 à Saint-Estève (66)
MPLF 26/08/1915 aux environs de la ferme de la Cude (88)

CARRERE

Adrien Victor Honoré CARRERE °09/01/1898 à Trouillas (66) sold. 149e RI cl 1918
MPLF 30/05/1918 à Bezuet (02)
Henri Gaston Auguste CARRERE Cap. 4eRZM cl 1907 °26/08/1887 à Alger (Alg)
MPLF 05/08/1916 à Vaux-Chapitre (55)
Maurice Etienne CARRERE 2ecl 272e RI cl 1917 °20/12/1897 à Constantine (Alg)
MPLF 10/07/1917 à Esnes-sur-Argonne (55)

CARRERES

Francisco CARRERES 2e can. serv. 456e RAL cl 1918 °06/01/1900 à Oran (Alg)
MPLF 10/08/1918 à Saint-Etienne-au-Temple (51)

CAYROL

François CAYROL serg 2e RZ cl 1911 °28/09/1983 Saint-Estève (66)
MPLF 26/07/1916 Grenoble (38)

CAZENOBE 

Paul CAZENOBE 2e cl 281e RI cl 1899 °23/08/1879 Saint-Estève (66)
MPLF 26/02/1916 Boësinghe (Belg)
Joseph CAZENOBE 2e cl 44e RIC cl 1904 °09/02/1884 Thuir (66)
MPLF 08/12/1914 Boureuilles (55) 

CHICHELINE

Sylvain Raymond CHICHELINE 16e SCOA cl 1906 °29/11/1886 Saint-Estève (66)
MPLF 28/08/1915 Valmy (51)

CHIROLEU

Michel Jean Léonard CHIROLEU 2è conducteur 16e ETEM cl 1894
°20/07/1874 à Saint-Estève (66)
MPLF 15/02/1917 à Saint-Estève (66)

COMES

Eugène Jean Jacques COMES 2ecl 4e RIC cl 1913 °24/06/1893 à Saint-Estève (66)
MPLF 16/09/1914 à Massiges (51)

Jean Maurice Edouard COMES 2ecl 44e RIC cl 1909 °16/07/1889 à Saint-Estève (66)
MPLF 30/06/1915 à la Harazée côte 213 près Bagatelle (51)

COUFFE

Joseph COUFFE sous-lieut. 80eRI °19/09/1894 Perpignan (66)
MPLF 30/09/1915 Massiges (51)

CUBELLS

François CUBELLS Mal des logis cl 1907 °02/01/1877 Pollestres (66)
MPLF 16/02/1919 Rethel (08) maladie en service
Edouard CUBELLS Mal des logis cl. 1903 °18/10/1833 Tahus (Esp)
MPLF 8/09/1914 Maurupt le Montois (51) (combat)

DELPRAT 

Adrien Noël DELPRAT 70e RI cl 1915 °25/12/1895 Saint-Estève (66)
MPLF 24/09/1916 Souain (51) 

DEULOFEU

Jean Célestin DEULOFEU sold. 53e RI cl 1903 °02/10/1883 à Saint-Estève (66)
MPLF 01/11/1914 à Saint-Eloi (Belg)

DORANDEU

Jean DORANDEU 2e cl 116e BCP cl 1908 °18/07/1888 Perpignan (66)
MPLF 20/12/1916 Souilly (55)

ERVIEL

Gabriel ERVIEL gendarme 16e LG bis cl 1909 °04/06/1889 Joch (66)
MPLF enseveli vivant Chevillecourt (02)
Albert ERVIEL soldat 2e cl - 142e RI cl1914 °13/10/1894 Joch (66)
MPLF 31/03/1915 Saint-Jean-Sur-Tourbe (51)

EY

Michel EY s/lieut. 26e BCP cl 1912 °20/02/1892 Saint-Estève (66)
MPLF 26/09/1915 Bois P15 Ferme Navarin 
Récit de la campagne :
Etienne EY 2e cl. 24e RIC cl 1904 °08/11/1884 Saint-Estève (66)
MPLF 27/08/1914 Forêt-de-Jaulney (55)

FABRE

Ambroise Joseph Prosper FABRE Caporal 1er RZ cl 1909 °31/01/1889 à Zurich (Alg)
MPLF 09/07/1916 à Bellay-en-Sancerre (80)
Antoine Joseph FABRE 2ecl 24e BC cl 1914 °14/08/1894 à Tarerach (66)
MPLF 30/07/1917 à Pargny-Filain (02)
Auguste FABRE 2ecl 167e RI cl 1912 °09/03/1892 à Bou-Tlélis (Alg)
MPLF 09/06/1918 à Corey-Faverolles (02)
Auguste Baptiste FABRE 2ecl 366e RI cl 1899 °01/08/1879 à Mosset (66)
MPLF 06/09/1916 à Vermandovillers (80)
Baptiste FABRE 2e cl 5e RCA cl 1905 °14/03/1885 à Meuraq (Alg)
MPLF 23/06/1915 à Alexandrie (Egypte)
Baptiste FABRE °19/01/1887 à Rabouillet (66) 2e cl 44e RIC cl 1907
MPLF 21/11/1915 Massiges (51)
Charles FABRE Capo 2e RZ cl 1912 °15/07/1890 à Blida (Alg)
MPLF 08/06/1915 à Compiègne (60)
Edouard FABRE 2ecl 1er BMA cl 1902 °19/12/1882 à Bonsfil (Algérie)
MPLF 31/10/1918 ) Lazaret Heubert (All)
Eugène Emile FABRE 2ecl 2e RMA cl 1915 °06/11/1895 à Maoussa (Alg)
MPLF 13/07/1915 à Kérévès-Déré (Turq)
François Baptiste Célestin FABRE °22/11/1897 à Salses (66) 60e RI cl 1917
MPLF 31/05/1918 à Zuydcoote (59)
Gaston Joseph Clément FABRE 2ecl 83e RI cl 1913 °30/06/1893 à Hammay-Ben-Adjar (Alg)
MPLF 16/06/1915 à Arras (62)
Germain Louis Paul FABRE 1ecl 1er RMA cl 1915 °29/01/1895 à Hammam-Bou-Hadjar (Alg)
MPLF 31/05/1918 au Skra di Legen Macédoine Grecque
Louis FABRE 2ecl 1er RZ cl 1911 °06/12/1891 à Oran (Alg)
MPLF 23/02/1916 à Passy (89)
Lucien Achille Joseph FABRE 4e RZ cl 1915 °09/04/1895 à Alger (Alg)
MPLF 03/06/1915 à Sedd-El-Barr (Turq)
Lucien Léon Henri Denis FABRE serg. 1er RMT cl 1915 °09/04/1895 à Alger (Alg)
MPLF 17/04/1917 à Moronvilliers (51)

FARINES

Joseph Jean FARINES °01/04/1890 Perpignan (66) 2ecl 96e RI cl 1910
MPLF 04/08/1916 Thiaumont (55)
Joseph Louis Pierre FARINES °15/02/1887 Canohès (66) 2ecl 143e RI cl 1907
MPLF 06/09/1917 Mort-Homme (55)

FIGUERES

André FIGUERES caporal 176e RI °22/07/1893 Montferrer (66)
MPLF 21/06/1915 Sitil-Bahr (Turquie)
André Joseph Jacques FIGUERES soldat 53e RI cl 1902 °07/11/1882 Monferrer (66) MPLF 25/09/1915 Moranville (51)
André FIGUERES 2e classe 31e RI cl 1906 °06/09/1886 Perpignan (66)
MPLF 15/02/1916 Clermont-en-Argonne (55)
Antoine FIGUERES  2e cl. 24e RIC cl 1900 °30/01/1883 Pia (66)
MPLF 14/10/1914 Ménouville
Antoine FIGUERES caporal cl 1911 °07/03/1891 Perpignan (66)  
MPLF 30/07/1916 Triancourt
Jacques FIGUERES °18/05/1886 Perpignan (66) capo 6e BTS cl 1906
MPLF 01/11/1918 Chestres (08)
Jean Paul François FIGUERES °11/12/1894 Saint-Estève (66) clairon 24e RIC cl 1914
MPLF 08/09/1914 Blaise-sous-Arzillières (51)
Joseph Jean Jacques FIGUERES °05/02/1883 Saint-Estève (66) 2ecl 161e RI cl 1903
MPLF 01/10/1918 Fontaine-en-Dormois (51)
Vincent Etienne Antoine FIGUERES °05/02/1893 Saint-Estève (66) serg 172e RI cl 1913
MPLF 01/08/1918 à Louâtre (02)

FITE

Abdon Joseph Pierre FITE °31/10/1885 Montbolo (66) soldat 53eRI cl 1905
MPLF 24/09/1914 Bois de la Voisogne (55)

FLOURETTE

Jacques Joseph Come FLOURETTE °29/12/1892 Saint-Estève (66) 2ecl 69eRI cl1912/1910
MPLF 12/09/1914 Lunéville (55)

FOURNIÉ

François FOURNIÉ ss-lieut. 53eRI cl 1908 °23/02/1888 Canet-en-Roussillon (66)
MPLF 24/09/1914 Bois de la Hazelle, Flirey (55)

FOURNIER 

Laurent FOURNIER asp. cl 1910 °10/10/1890 Saint-Estève (66)
MPLF 23/07/1917 Montigny-sur-Vesle (51) 

 

GARRIGUE

Côme GARRIGUE 2e cl 280e RI °23/10/1879 Prats-de-Mollo (66) MPLF 23/01/1916 Boesinghe (Belg) 
Etienne GARRIGUE Mal logis 1er RH cl 1904 °14/12/1884 Rigarda (66)
MPLF 09/10/1914 Chazelle (54)
François Pierre Gaudérique GARRIGUE °02/03/1881 Saint-Estève (66)
53e RI cl 1901
MPLF 05/11/1914 Hollebecke (Belgique)
Gaudérique François Joseph GARRIGUE 53e RI cl 1913 °06/10/1893 Saint-Estève (66)
MPLF 18/03/1915 Mesnil-les-Hurlus (51)

GASCH

François GASCH soldat cl. 1910 °26/04/1890 Perpignan  (66)
MPLF 17/10/1915 Châlons en Champagne (51)

GELYS 

Louis GELYS 2e cl cl 1914 °03/03/1894 Saint-Estève (66)  
MPLF 15/10/1918 Koritza (Albanie) 

GRAVAS

Maurice GRAVAS 2e cl 44eRIC cl 1905 °26/11/1885 Millas (66)
MPLF 20/09/1914 Billy-sous-Mangienne (55)

 

HENRIC

François HENRIC 2e cl 13eRC cl 1909 °24/02/1889 Perpignan (66)
MPLF 20/03/1917 Monastir (Serbie)
Justin Joseph Edmond HENRIC °07/03/1889 Perpignan (66)
capo 122e RI cl 1909
MPLF 25/01/1915 Hollecbecke (Belgique)

HUBERT

HUBERT Jean Bonnaventure Louis brig. 59eRA cl 1913 °09/09/1893 Saint-Estève (66)
MPLF 22/08/1916 Senoncourt-les-Maujouy (55)

 

JOUARY 

Jean Louis Isidore JOUARY  Cap. 53eRI cl 1904 °16/03/1884 Saint-Estève (66)
MPLF 15/09/1917 Courrières (55) 
Jean Baptiste JOUARY 2e cl 53eRI °20/11/1882 Saint-Estève (66)
MPLF 01/10/1915 Souain (51)
François JOUARY 2e can. 10e RAP °17/09/1876 Saint-Estève (66)
MPLF 13/11/1915 Clermont-en-Argonne (55)

 

LAFONT

Albert LAFONT soldat cl 1908 142e RI °03/01/1888 Le Soler (66)
MPLF 14/12/1914 Saint-Eloi (Belg)
Etienne LAFONT 2e cl. 86e RAL cl 1903 °19/02/1883 Canet (66)  
MPLF 01/07/1916 Rainecourt (80)
François LAFONT cap. 53e RI cl 1903 °01/10/1883 Ille-sur-Têt (66)  
MPLF 19/03/1915 Beauséjour (51)
Fructus LAFONT 2e cl. 142e RI cl 1913 °09/11/1893 Nyer (66)  
Jean LAFONT 81e RI cl 1912 °19/02/1892 à Villelongue-de-la-Salanque (66)  
MPLF 14/09/1914 Bayon (54)

Joseph LAFONT 142e RI cl 1901 °11/02/1881 Ille-sur-Têt (66)  
MPLF 01/09/1915 Aubérive(51)
Joseph LAFONT 56e RI cl 1918 °29/05/1898 Claira (66)  
MPLF 17/01/1918 Sézanne (51)
Julien LAFONT 140e RIT cl 1916 °04/02/1896 Arboussols (66)  
MPLF 18/08/1916 Vaux-devant-Damloup (55)
Pierre LAFONT 1e cl 75e RI cl 1916 °29/11/1896 Espira-de-Conflent (66)  
MPLF 11/08/1916 Senoncourt (55)

LESSART

Jean Baptiste LESSART 2e cl. cl 1908 °11-06-1888 Plessala (22)
MPLF 08/09/1914 Amiens (80) pérétonite app.
Joseph Marie Ange LESSART soldat cl 1913 °14/08/1893 Langast (22)
MPLF 04/11/1914 Avesnes le Comte (62) 

 LLECH

Raphaël Pierre LLECH 2e cl 10e RI cl 1905 °02/02/1885 Saint-Estève (66)
MPLF 19/08/1918 Pont-Sainte-Maxence (02)
Croix de guerre avec palme

MAILLERACH

Pierre François Joseph MAILLERACH °19/09/1881 Arles-sur-Tech (66)
53e RI cl 1901
MPLF 16/03/1915 Beauséjour (51)

MALER

Jean François Michel MALER °25/10/1880 à Joch (66) 53e RI cl 1900
MPLF 30/11/1914 à Wischaete (Belg)
Jean Pierre Michel MALER °16/09/1893 à Finestret (66) 80eRI cl 1913
MPLF 30/11/1915 à Tahure (51)
Joseph Michel Jean MALER °04/09/1894 à Saint-André (66) 2ecl 7e BCA cl 1914
MPLF 30/12/1914 à Frévin-Capelle (62)
Noé Paul Augustin MALER °27/11/1893 à Montferrer (66) 53e RI cl 1913
MPLF 15/11/1915 à Mesnil-les-Hurlus (51)

MALET

Jean Paul Etienne MALET °25/01/1888 Saint-Estève (66)
53e RI cl 1907
MPLF 01/11/1914 Saint-Eloi (Belgique)
Marcel François MALET °16/05/1896 Saint-Estève (66)
2e cl 173e RI cl 1916
MPLF 10/03/1917 Bois des Courrières (55)

MESTRES 

Eloi MESTRES brig. 1e RH cl 1913 °30/06/1893 Valmanya (66)  
MPLF 22/08/1914 Crion (54)

MIQUEL

François Joseph Jean MIQUEL °30/03/1884 Saint-Estève (66)
2e cl 7e RMT cl 1904
MPLF 26/02/1916 Douaumont (55)

MODAT 

Armand MODAT sapeur-mineur 2eRG cl 1912 °26/03/1892 Saint-Estève (66)
MPLF 14/03/1918 Saint-Estève (66) 

OUILLASTRE

Antoine OUILLASTRE °11/09/1893 Perpignan (66)
2e cl 143e RI cl 1913
MPLF 08/11/1918 Mannheim (All)

PASCOT 

Louis PASCOT clairon cl 1907 °25/10/1890 Calce (66)  
MPLF 04/07/1916 Dompierre (80)
René Laurent PASCOT °25/10/1895 Saint-Estève (66)
ss-lieut 15e RA cl 1915
MPLF 19/08/1916 Méricourt (80)

PARIS

François Joseph Pierre PARIS 253e RI cl 1901 °23/10/1881 Saint-Estève (66)
MPLF 18/02/1915 Lesseux (88)

PEIG

PEIG François 2e canonnier servant 9e RAC cl 1894
°25/11/1874 Saint-Estève (66)
MPLF 18/12/1914 Castres (81) à l'hôpital mixte (Broncho-pneumonie et congestion pulmonaire)

PERAMI

Emile François Michel PERAMI °12/08/1881 Cabestany (66)
176e RI cl 1901
MPLF 13/07/1915 Sitil-Bahr (Turq)

PIPO

PIPO Etienne caporal 2e RG cl 1904 °07/04/1884 Saint-estève (66)
MPLF 07/10/1915 Hartmannwillerskopff (68)

PIQUÉ

PIQUE Etienne 2e cl 24e RIC cl 1905 °03/12/1885 Saint-Estève (66)
MPLF 01/07/1915 Dompierre (80)
François Jean Louis PIQUÉ °21/06/1893 Saint-Estève (66)
capo 152e RI cl 1913
MPLF 22/07/1918 Bois du Châtelet (02)
Jules François PIQUÉ °09/04/1887 Pézilla-la-Rivière (66)
53e RI cl 1907
MPLF 24/09/1914 Bois de la Hazelle (54)

RIUS

Henri RIUS soldat 126e RI cl 1896 °05/08/1876 Serdinya(66)
MPLF 14/10/1916 Fatnashia (Tunisie)
Jean RIUS soldat 96e RI cl 1914 °10/11/1893 Casteil (66)
MPLF 16/11/1914 Lisieux (14)
Joseph RIUS Soldat 253e RI cl1904 °17/12/1884 Finestret (66)
MPLF 07/04/1915 Germaingoutte (88)
 Pierre RIUS sapeur 3e RG cl 1916 °27/07/1896 Casteil (66)  
MPLF 24/02/1918 Villers-aux-Bois (62)

 

ROBEILLO 

Gaudérique ROBEILLO  2ecl 160e RI cl 1910 °16/06/1890 Saint-Estève (66)
MPLF 18/11/1916 Braye-sur-Somme (80)

 

ROUQUET

Marius ROUQUET soldat 2e classe °27/05/1888 Perpignan (66)
MPLF  26/01/1914 Dunkerque (59) (fièvre typhoïde
Paul  ROUQUET dit GORRE soldat °13/07/1879 Fontpédrouse (66)
MPLF 25/09/1915 Bir-Bemta (Tunisie) Tué au combat

SALES

Alfred SALES 96e RI cl 1913 °08/12/1893 Saint-Paul-de-Fenouillet (66)  
MPLF 14/12/1914 Evreux (27)
André SALES lieut. 358e RI cl 1901 °30/08/1881 Saint-Jean-Pla-de-Corts (66)  
Etienne SALES 253e RI cl 1896 °13/06/1876 Céret (66)  
MPLF 15/08/1915 Saint-Dié (88)

SCHULLER

Raymond SCHULLER 53eRI cl 1910 °11/06/1890 Toulouse (66)
Talonneur ASP (USAP)
MPLF 20/08/1914 Rorbach-les-Dieuze (55)

VIGAROS

André Martin Charles VIGAROS °27/01/1897 à Clara (66) 2ecl 211eRI cl 1917
MPLF 15/07/1918 à Villers-sous-Chatillon (51)
Martin Pierre Joseph VIGAROS °02/01/1897 à Espira-de-conflent (66) 2ecl 500e RAA cl 1917
MPLF 18/07/1918 à Vierzy (02)

VILAR

François VILAR soldat cl. 1917 °10/10/1897 Ste-Marie-la-mer (66)
MPLF 19/10/1918 Fay-le-Sec (02)
Jean VILAR soldat 157e RI cl. 1901 °16/12/1881 Céret (66)  
MPLF 29/03/1916 Avocourt (55)
Jean VILAR soldat cl. 1911 °20/09/1891 Urbanya (66)  
MPLF 26/08/1914 Einvaux (54)
 

WILLEME

Albert Joseph WILLEME 2ème cl 150e RI °19/01/1891 Charleville (08)
MPLF 22/04/1916 Bethemont (23)
Albert WILLEME Capitaine, 44è RIC °07/10/1877 Vaux-lès-Mouron (08) 
MPLF 01/10/1914 Auxerre (89)

WUILLEME

Léon WUILLEME canonnier servant (5e RAP) °11/07/1875 à Pouru-Saint-Rémy (08) MPLF 02/10/1914 à Verdun (56) (dysenterie)

Bonne lecture !