Bienvenue

Bienvenue sur ce blog consacré à la généalogie de mes recherches personnelles et professionnelles, mais aussi à la psychogénéalogie. Bonne lecture !

14 déc. 2018

Tuto : l'Etat des Fonds des Notaires de Haute-Garonne et l'Etat Civil du Gers

Les Archives Départementales de la Haute-Garonne ont annoncé le 29 octobre dernier la mise en ligne de l'état des fonds des notaires de Haute-Garonne. Voici une vidéo qui vous explique comment et ce qu'on peut trouver sur le site.

Les Archives Départementales du Gers nous ont annoncé fin novembre la mise en ligne d'une partie de l'Etat civil du Gers. Le moment pour nous de faire le point sur les sources disponibles en ligne sur ce site. Comment y accéder et quelles communes sont déjà disponibles ?


A très bientôt pour un nouveau tutoriel !

12 déc. 2018

L'énigme PAPIN : la Récap Acte 2

Voilà maintenant 4 ans que je suis une légende familiale en la décortiquant dans tous les sens pour trouver des pistes possibles. Comme je continue les recherches, pour vous remettre dans le bain, voici les résumés des épisodes précédents !

Cet article a été publié pour la première fois le 6 juin 2014 durant le challengeAZ. 


Voici le deuxième épisode de l'enquête visant à établir un lien entre la famille de Lucien LEDOUX et les soeurs PAPIN !

Rappel des faits à la lettre D !

Après avoir établi que Marie HOUDAYER avait épousé PAPIN Louis Eugène, il me reste à vérifier si ce PAPIN fait bien partie de la famille de Christine et Léa.

Et c'est parti pour l'épluchage des registres. Je pars du principe pour l'instant que le cousinage se ferait sur le patronyme PAPIN. Je vais également vérifier au fur et à mesure des remontées si je ne tombe pas sur un nom faisant partie de l'ascendance des soeurs PAPIN ici.

Louis Eugène PAPIN naît le 22 juillet 1863 à Roëzé (actuellement Roézé-sur-Sarthe) de René PAPIN et Jeanne GUILLOCHON. Grâce aux tables décennales, l'acte de mariage est rapidement trouvé, le 25 juin 1853 dans la même commune. 

René et Jeanne sont domestiques tous les deux à Roëzé lorsqu'ils se marient, mais René est originaire de Oizé, un village de 800 habitants à 10 km de Roëzé. Il est le fils de Félix PAPIN et de Françoise PROUTEAU (FRONTEAU comme on le lira plus tard sur son acte de mariage).

Félix PAPIN et Françoise FRONTEAU se sont mariés le 1er avril 1822 à Oizé. Félix est tisserand. Et c'est là qu'un serrement au coeur me prend : Félix a pour parents Pierre et Marie CARTREAU.
Arbre patronymique de PAPIN Louis Eugène


Or, à la génération 5, le sosa 27 de la généalogie des soeurs PAPIN est une certaine Madeleine CARTEREAU. S'approcherait-on d'un cousinage ?

Lors du relevé systématique sur les tables décennales, je remarque quand même que le patronyme PAPIN est courant dans la Sarthe, notamment sur les villages de Roëzé, Oizé et Mansigné.

Je ne vous ai pas encore parlé de Mansigné ? Ce sera notre prochaine étape dans l'arbre de Félix.

Carte Postale de Oizé (Sarthe)
Oyzé (Oizé) Source : www.cparama.com


7 déc. 2018

L'énigme PAPIN, la Récap !

Voilà maintenant 4 ans que je suis une légende familiale en la décortiquant dans tous les sens pour trouver des pistes possibles. Comme je continue les recherches, pour vous remettre dans le bain, voici les résumés des épisodes précédents !

Cet article a été publié pour la première fois le 4 juin 2014 durant le challengeAZ. 

D comme Détective !

Je me suis penchée sur la vie de ma grand-mère maternelle Suzanne MONCHÂTRE pour un des articles qui sera publié fin juin. Et j'en ai donc profité pour refaire le tour des informations en ma possession sur son deuxième mari, Lucien LEDOUX. En parlant des premières découvertes avec ma mère, je me suis souvenu que dans la famille avait été évoqué un lien entre la famille LEDOUX et les soeurs PAPIN.


Christine et Léa PAPIN
Il s'agit d'un fait divers des années 30 concernant le double meurtre de maîtres par leurs domestiques, Christine et Léa PAPIN, dans la ville du Mans (72). Ces soeurs seraient des cousines de Lucien. Bien évidemment, c'était plutôt un sujet tabou dans la famille vu la cruauté des meurtres, comme en témoigne cette photo (âmes sensibles s'abstenir !).

Mon instinct de détective se met alors en marche et je décide de chercher s'il y a vraiment entre un lien entre ces deux familles. Ma mère se souvient que le lien serait du côté de la deuxième femme du père de Lucien, Yvonne HOUDAYER.
Grâce à internet, je trouve rapidement la généalogie des soeurs PAPIN sur le site de Serge MOTTE.

Munie de ces informations, je dois remonter la généalogie de Yvonne HOUDAYER. Sur Geneanet, une cousine a quelques informations. Je commence par vérifier la naissance de Yvonne. Elle a bien lieu le 21 janvier 1898 à Roëzé (72). Ses parents se nomment Louis Rémy et Berthe LEPAGE. Les témoins de la naissance Arsène MENAGER et Cyprien BAZOGE, n'apportent pas beaucoup d'informations, ils apparaissent régulièrement dans le registre des naissances. En consultant les listes nominatives de Roëzé apparaît alors un premier début d'indice !

Emplacement de Roézé-sur-Sarthe (anciennement Roëzé)


A la vue 21 du recensement de 1906, au lieu dit La Picarderie, à 2,5km au sud du centre de Roëzé, vit Louis HOUDAYER, sa femme Berthe née LEPAGE, ainsi que Louis, Yvonne et Agnès, leurs enfants. Louis est noté né à Saint-Ouen-en-Belin en 1866. Il est meunier chez Hardy, qui apparaît en bas de page. Joseph HARDY DE LA LARGERE, est cultivateur et meunier au Château de Coulon.


Recensement Roëzé-sur-Sarthe (72) - 1906 vue 21 - Famille HOUDAYER - LEPAGE

Mais c'est à la vue 13 que cela devient intéressant. En effet, au lieu-dit "Les Vergers", à 3km au nord du centre de Roëzé, habitent une famille composée de Eugène PAPIN, Marie HOUDAYER et leurs enfants Marie et Albertine. Ils accueillent aussi Claudine, Henri et Marie BREJOIN, de l'hospice, domestiques.

Recensement Roëzé-sur-Sarthe (72) - 1906 vue 13 - Famille PAPIN - HOUDAYER
C'est ce que j'appelle un bon début ! Vérifions maintenant si Louis Rémy et Marie HOUDAYER ont un lien.

L'acte de naissance de Louis Rémy HOUDAYER du 13 octobre 1866 à Saint-Ouen-en-Belin nous donne ses parents : Victor HOUDAYER et Anne Victorine GARNIER.

Acte de naissance HOUDAYER Louis Rémy (AD72 - 5Mi 336_15-16)

L'acte de naissance de Marie HOUDAYER date du 11 février 1874 à Téloché et ses parents sont... Victor HOUDAYER et Anne Victorine GARNIER. Premier lien établi !

Acte de naissance HOUDAYER Marie (AD 72 - 5Mi 386_21-23)


Mais le mari de Marie HOUDAYER, Eugène PAPIN, a-t-il un lien avec Christine et Léa ?

Episode 2 dans le prochain article !

5 déc. 2018

Fusillés de 14-18 : Une histoire d'espionnage (6)


Vous l'attendiez avec impatience, voici la suite des interrogatoires et investigations du commissaire FABIANI et ses équipes sur les accusations d'espionnages et d'intelligence avec l'ennemi de Sylvain "Henri" LLENSE, Dominique LEONARDI et Louise GARNIER. L'affaire prend des tournures de films noir.

Extrait du rapport du service de la sûreté de Lyon - 8 mai 1918 - memoiredeshommes.gouv.fr
Nous sommes en mai 1918. Suite à son audition, Sylvain LLENSE, emprisonné, est inculpé pour provocation de militaires à la désobéissance d'après son interrogatoire du 8 mai 1918.

L'interrogatoire de la maîtresse de LLENSE


Le commissaire FABIANI entreprend l'interrogatoire de Louise GARNIER.
Verso du passeport de Louise GARNIER
- memoiredeshommes.gouv.fr
 Louise GARNIER déclare avoir rencontré Sylvain en mai 1917, par l'intermédiaire d'une femme galante à laquelle il vendait de la cocaïne. Ils ont démarré leur relation amoureuse au mois de septembre suivant, tout d'abord au domicile de Louise puis dans la chambre de Sylvain à partir de mars 1918. Elle déclare savoir que Sylvain se drogue et revend de la drogue mais nie l'espionnage. Elle lui aurait donné 500F au total. Ils auraient ensemble récupéré 1500F qui aurait été partagé entre eux équitablement. Elle déclare cependant que sur cette somme, elle aurait donné 700F à LLENSE et qu'elle aurait gardé 680F qu'elle aurait envoyé à Châlon-sur-Saône (vraisemblablement dans sa famille). Concernant l'avocat de LLENSE, Me REMUSAT, Louise déclare que celui-ci utilise la chambre de son client et se sert en cocaïne pour son usage personnel et celui de LLENSE en prison.
Depuis 1914, Louise aurait pour amant un étudiant américain de Nice, M. JENNINGS. Le commissaire FABIANI l'interroge sur ses déplacements, prouvés par les tampons sur son passeport. Louise dit alors qu'elle a accompagné son amant américain à Lisbonne lors de son retour aux Etats-Unis, en passant par Naples en décembre 1915, puis qu'elle a fait le chemin inverse en février 1916.
Suite à ces déclarations, le commissaire FABIANI entreprend la perquisition du domicile de Louise, 6 rue de la Barre, et y découvre des correspondances, des photos et des laissez-passer et passeport au nom de Charles JENNINGS. 

Dans le même temps, le commissaire reçoit un rapport qui confirme que l'écriture d'une lettre manuscrite de février 1918 au 1er Conseil de Guerre par LLENSE correspond à l'écriture sur les feuilles d'informations stratégiques fournies à l'ennemi par LLENSE. LLENSE avoue les faits.

L'implication de CHALANGE et les investigations à Cerbère

Ce dernier fait alors une deuxième déclaration et en profite pour accuser le soldat CHALANGE d'avoir établi un faux signé LLENSE pour récupérer de l'argent de la part de Louise. LLENSE demande alors à ce que CHALANGE soit recherché et porte plainte pour détournement à hauteur de 700F !

Le commissaire FABIANI avait ordonné une enquête de police à Cerbère sur la famille LLENSE. Dans leur rapport, les policiers déclarent que la famille LLENSE est une famille modeste, le père est employé des chemins de fer du Midi et gagne 130F par mois. La mère travaille en faisant des ménages et touche 60F par mois. Ils ont une petite propriété à Canet qu'ils louent pour un revenu de 120F par an. Concernant le parcours de Sylvain LLENSE, ils ont établi qu'il était surnuméraire dans les PTT et qu'il a été muté à Marseille. Dans l'armée, il faisait partie des services auxiliaires et a été vaguemestre à Mont-Louis et Bourg-Madame puis Paris. Révoqué en 1916 pour indélicatesse, les policiers ont trouvé des irrégularités de gestion à Mont-Louis et des disparitions de mandats-poste à Bourg-Madame, lors des temps de présence de Sylvain LLENSE. En 1917, Sylvain est employé à Cerbère 4 ou 5 mois chez ESTEVE fils, puis il a été remercié. Mobilisé suite à la loi Dalbiez, Sylvain propose une affaire à ESTEVE comme le placement de 1200 mètres de mèches à briquet pour une commission de 150F, affaire exécuté par Léon VELLE, ancien courtier d'ESTEVE. En octobre 1917, Sylvain emprunte 400 pesetas à ESTEVE à la succursale de Barcelone, remboursé par la suite. De ce voyage, il aurait rapporté de la contrebande et notamment de la cocaïne. Il dépose ensuite 4000F qu'il donne à sa mère. En février 1918, il reprend 2000F. Concernant son livret de Caisse d'Epargne, on peut y trouver un retrait de 1200 et 1500F en avril 1917. Depuis janvier 1917, Sylvain reçoit 500F par sa famille. 


Le commissaire va alors interroger le soldat Théophile CHALANGE concernant les allégations de LLENSE. Le soldat CHALANGE a déserté en 1909 en Allemagne alors qu'il était incorporé au 19ème Bataillon de Chasseurs à Pied à Verdun. Interné en Allemagne, il se serait évadé par la Hollande en mars 1917. Il est alors incorporé au 2ème Régiment de Zouaves à Oran puis au PAOL en janvier 1918. C'est là qu'il devient le camarade de lit de Sylvain LLENSE. Théophile CHALANGE accuse Louise GARNIER d'avoir inventé que LLENSE demandait des fonds à la prison pour pouvoir les garder. Il nie avoir récupérer les 700F. 


Le commissaire organise ensuite une confrontation entre Louise et Théophile. Louise accuse Théophile d'avoir écrit le billet seul et dit qu'elle a donné 700F à CHALANGE, ce dont aurait été témoin le soldat BAZIN. CHALANGE, lui, persiste dans sa version et nie toute implication dans cette escroquerie.

Perquisition chez les LLENSE

Les policiers de Cerbère continuent quant à eux leurs investigations et découvre dans la chambre de Sylain LLENSE : 1 enveloppe contenant : 1 billet de 500F et 13 billets de 100F tous neufs ou très récents. Il retrouve également un livret de Caisse d'Epargne dont le solde est de 1484 F au 28 juin 1915, alors que le solde au 13 avril 1917 était de 337F. Ils trouvent également 5 lettres de Barcelone :
- une lettre de Arturo CHARPENTIER d'octobre ou novembre 1917 adressée au 138 Cours Lafayette à Lyon.
- 2 lettres de Cerbère au nom de Jean Julia concernant des renseignements sur la prohibition par la douane des marchandises en provenance d'Espagne.
- une lettre de Louis GINESTY de Marseille concernant des échantillons de chaussettes.
Concernant les économies personnelles de la mère de Sylvain, les policiers trouvent une boite en métal et un portefeuille de cuir noir contenant 2300F. Son livret de Caisse d'Epargne contient 1048F et mentionne un retrait de 1074F en 1917. Les policiers déclarent que la maison de Canet a été achetée en décembre 1911 pour 3000F, laquelle somme proviendrait de la vente d'une maison à Perpignan (au quartier Saint Gaudérique) pour 2500F. Dans la chambre de Sylvain, on trouve également une feuille de colis postaux donnée par LLENSE pour recevoir des colis à Paris et un télégramme du 28 avril 1918 où Sylvain demande l'envoi de 2000F par son père. Dans son armoire, on trouve une garde-robe "luxueuse et abondante". 

Les policiers procèdent ensuite à l'interrogatoire de la mère de Sylvain. Celle-ci a exercé plusieurs métiers, notamment ouvrière en usine d'engrais chez ESTEVE, puis transbordeuse d'oranges en gare de Cerbère. Elle a également été représentante de M. BELISSAN, marchand de machines à coudre SINGER, M. AGRAMUNT, bijoutier à Céret et M. BARRERA, marchand de meubles à Céret. Elle déclare que son fils Sylvain travaille chez M. ESTEVE depuis ses 15 ans. 

Premières comparutions de LLENSE et LEONARDI

Sylvain va comparaître pour la première fois le 16 mai 1918. Il reconnait les faits dont on l'accuse et confirme ses déclarations, choisit Me BONTEMPS pour le représenter, après le désistement de Me CHAUMIER. LEONARDI comparaît également, mais conteste les faits et demande un avocat.

Les rapports du 17 et 18 mai vont être accablants pour les accusés, à découvrir dans un prochain article.

Vous pouvez mener ce type de recherche vous-même
Dans la formation complète, je vous guide pas à pas pour exploiter les archives, structurer vos recherches et retrouver des informations même dans les situations complexes.
  • Identifier les bonnes sources
  • Exploiter efficacement les archives
  • Structurer vos recherches
  • Résoudre des énigmes familiales
Accéder à la formation complète

30 nov. 2018

Tuto : Utiliser MemorialGenWeb et Geneanet pour vérifier les Monuments aux Morts

Voici une toute nouvelle rubrique sur le blog : les tutoriels vidéo. Et aujourd'hui, on démarre fort avec un pas à pas pour savoir comment retrouver un soldat ou une liste de soldats présents sur un Monument aux Morts avec deux sites différents : MemorialGenWeb et Geneanet.

MemorialGenWeb était au départ une rubrique du site de l'association FranceGenWeb. Au vu de sa notoriété grandissante et du volume de ses ressources, il est devenu un site à part entière et permet, en plus des Monuments aux Morts, de trouver des informations sur les victimes civiles et militaires des conflits français. Il est le résultat de l'indexation et du relevé bénévoles de 133 adhérents.
Geneanet est une méga base de données généalogiques, qui, par l'intermédiaire de ses appels à l'indexation, permet d'enrichir nos possibilités de recherche en ligne.

A quoi ça sert ? 
- à récolter des informations supplémentaires sur un ancêtre
- à vérifier une hypothèse
- à retrouver un soldat perdu de vue durant son parcours 
- à vérifier les soldats oubliés présents sur le Livre d'Or

Je vous laisse visionner la vidéo, c'est une première, j'attends avec impatience vos retours pour améliorer cette nouvelle rubrique.




A bientôt !

Sources : 


28 nov. 2018

Poilus oubliés d'Argelès-sur-Mer : Les descendants d'Edouard BARBOTEU

Dans l'article précédent, je vous détaillai le parcours d'Edouard BARBOTEU, un des 4 poilus ajoutés sur le Monument aux Morts d'Argelès-sur-Mer, lors des commémorations du 11 novembre 2018.

Mention sur l'acte de naissance de Côme
(Mairie d'Argelès-sur-Mer)
Lorsque Edouard "Jacques" BARBOTEU décède en 1925, tous ses enfants sont en vie et sont adoptés par la Nation par un jugement du 25/11/1925. Nous perdons ensuite la trace de Marcelle, qui serait décédée jeune.


Françoise et ses enfants restent vivre à Argelès. Germaine se marie la première en 1933 avec François GOUGES, un patronyme bien connu de la commune. Ils géreront ensemble l'Auberge du Bon Vivant. Ils auront au moins six enfants :
- Francine, qui épousera Francis BERTHOMIEU,
- Jacques, qui se mariera avec Chritiane POMAREDE
- Georges, qui épousera Anne BAS,
- François, qui se mariera à Banyuls-sur-Mer avec Liliane LACLARE,
- Jean-Louis, lui, se mariera deux fois, avec Elise LAFAGE, puis avec Jeanne GUGLIELMITTI,
- Côme, épousera Sylvie CASSU.

Marinette se mariera en 1934 avec Jean BICHAREL. Ensemble, ils seront les gérants du Bar "Les Palmes" à Argelès. Le couple aura au moins trois enfants :
- Marcelle,
- Jeannine, qui épousera Antoine CELORIO et ira vivre à Perpignan, jusqu'à son décès en 2014,
- Paul, qui se mariera deux fois, avec Christiane BOUCHARD, puis Ilona MARTINEZ.

Six jours après le mariage de Marinette, a lieu le mariage de Côme avec Augustine BOUSQUET. Je n'ai pas trouvé de descendants pour ce couple. Côme est décédé en 1951, à l'âge de 42 ans. Augustine ne s'est jamais remariée et est restée sur Argelès où elle décède en 2002.

En effet, la plus jeune, Hélène, épouse en 1939 un espagnol nommé Ange OLIVA. Ils ont deux fils, Michel qui restera célibataire, et André, qui épousera Suzanne SERNAL à Céret. Ange décède malheureusement en 1942. Sa belle-soeur Germaine, déclare son décès.

Acte de décès d'Ange OLIVE (Mairie Argelès-sur-Mer)
Hélène se mariera à nouveau 6 ans plus tard avec Louis DESCOSSY. Je n'ai pour l'instant pas plus de précisions sur les descendants de ce couple.

Françoise s'est remarié en 1936 avec Côme LLAURENS. Il semble qu'ils n'aient pas eu d'enfants. Elle décédera en 1967, à l'âge de 77 ans, après avoir perdu son deuxième mari.

Lors de la commémoration, nous avons été rassemblés avec quelques descendants dont une arrière-petite-fille d'Edouard. Cette journée riche en émotions a été retranscrite par un article ci-dessous.



PS : Certaines informations concernant des contemporains ont été délibérément tronquées afin de garantir leur vie privée.

23 nov. 2018

Poilus oubliés d'Argelès-sur-Mer : Edouard BARBOTEU

source : ville-argelessurmer.fr
Edouard est né le 10/09/1883 à Banyuls-dels-Aspres de Eloi, maçon et Marie BAUX, garde-barrière.
Il a déjà 2 frères, Eloi Jean Michel (surnommé Jean, presque 2 ans) et Jean Pierre, décédé à l’âge de 10 mois. Sa sœur Marie Thérèse Françoise a 4 ans. Trois filles rejoindront la famille, toutes nées à Banyuls-dels-Aspres :
  • Thérèse le 15/12/1885
  • Marie Thérèse Françoise (surnommé Marie) le 05/08/1891
  • Antoinette Amélie Jeanne le 25/03/1901

  • Edouard, qui se fait surnommé "Jacques" dans la famille, célèbre le mariage de sa sœur Marie le 23/04/1898 avec Louis BOUADE à Banyuls.
    Famille BARBOTEU - Recensement Banyuls-dels-Aspres 1901 (AD66
    Dans le recensement ci-dessus, les parents vivent le long de la voie ferrée, avec Jean (Eloi), Jacques (Edouard), Thérèse, et Marie (Marie Thérèse Françoise). Antoinette n'est pas encore née.
    Quelques années plus tard, le père décède le 18/03/1904, laissant Marie seule avec 5 enfants âgé de 3 à 23 ans. Edouard a 21 ans.
     
    En 1905, trois mariages viennent égayer la famille. Thérèse se marie à Banyuls-dels-Aspres avec Justin GARCIAS, le 11/02/1905. Sa mère se remarie avec Gédéon FOULE, veuf, le 11/10/1905 à Banyuls-dels-Aspres. La nouvelle famille composée des 2 enfants de Gédéon et des 3 derniers enfants de Marie habitent ensemble à Argelès-sur-Mer à la Maisonnette 428, près de la famille MARTY.

    Deux mois plus tard, Eloi, le frère aîné d'Edouard, se marie à Banyuls-des-Aspres le 23/12/1905 avec Marguerite FOULE, la fille de son beau-père.
    Acte de naissance de Côme BARBOTEU - Archives municipales d'Argelès-sur-Mer (66)

    L’année de ses 20 ans, Edouard est cultivateur. Lors de son recrutement militaire, il est ajourné pour faiblesse. Il sera également exempté en 1905 pour maladie. En 1907, Edouard se marie avec Françoise VERDAGUER à Argelès-sur-Mer. Ils auront 3 enfants, Côme Jacques le 27/09/1908, Marcelle Françoise le 25/10/1910 et Germaine Marie Françoise le 17/07/1914.
    Edouard a-t-il célébré le mariage de Marie Thérèse Françoise et Raymond MARTY, l'un des fils de leurs voisins, le 27/03/1911 à Argelès-sur-Mer ? Il ne fait pas partie des témoins cités dans l'acte.
    La guerre est déclarée. Suite à une décision du Conseil de Révision, Edouard est mobilisé le 14/12/1914 et est appelé le 18/02/1915 pour incorporer le 143ème Régiment d’Infanterie à Perpignan. 
     
    Il est blessé par balle à l’abdomen le 15/08/1916 à Verdun. Suite à une probable permission d'Edouard à Argelès, Françoise accouche de Marinette le 08/02/1917. Le 25/10/1917, Edouard passe au 16ème Escadron du Train des Equipements Militaires, puis dans le 2ème Groupe d’aviation le 24/12/1917. Il entre à l’hôpital de l’Hôtel Dieu en janvier 1918. Classé dans les services auxiliaires par la Commission de mai 1918, il se retire définitivement à Argelès-sur-Mer le 14/02/1919.
    Source : memoiredeshommes.gouv.fr
    La famille a également perdu Raymond MARTY, le mari de Marie Thérèse Françoise, tué à l’ennemi le 25/09/1915 à Maroeuil.
    Edouard sera vraisemblablement présent au mariage d'Antoinette et de Louis FOULE, le fils de son beau-père Gédéon, le 28/04/1919 au Soler. Suite au décès de son mari durant la guerre, Marie Thérèse Françoise se remarie avec Bonaventure CADÈNE le 14/10/1919 à Argelès.
    Quelques mois plus tard naît la dernière fille d'Edouard et Françoise, le 28/10/1919, Hélène Mathilde.
    Les séquelles de la plaie par balle d'Edouard entraîne une incapacité pensionnée à hauteur de 10 %. Edouard contracte un emphysème en 1923, puis une tuberculose pulmonaire en 1924. Il décède à Argelès-sur-Mer le 09/05/1925 des conséquences de sa blessure de guerre. Ses enfants seront adoptés par la Nation 6 mois plus tard. 
     
    Acte de décès d'Edouard BARBOTEU - Archives Municipales Argelès-sur-Mer (66)
    Qu'est devenue la famille d'Edouard et qui sont les descendants que j'ai rencontré aux commémorations du 11 novembre ? La suite dans un prochain article.