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Bienvenue sur ce blog consacré à la généalogie de mes recherches personnelles et professionnelles, mais aussi à la psychogénéalogie. Bonne lecture !

30 juin 2015

#ChallengeAZ 2015 : la récap !

Pour fêter la fin du challenge et faciliter le suivi de la lecture, voici la liste de tous mes articles de cette année :
 
1er juin : A comme AMONET
5 juin : E comme Elie
12 juin : K comme K.O.
29 juin : Y comme Yves
30 juin : Z comme La ChèZe

Très bonne lecture et bel été !

#ChallengeAZ : Z comme La ChèZe

source : divinatix.com
Parce qu'il n'y a pas que les SOSA dans une généalogie, je profite de ce Z pour vous présenter un collatéral.

Son nom est Etienne BLOUIN et il fait l'objet de cet article car il né à La Chèze, petite commune des Côtes d'Armor à 7 km à pied de La Prénessaye.

Il se marie à La Prénessaye - et c'est ainsi que j'ai eu vent de son existence - avec Marie Jeanne MARTIN, le 1er décembre 1801. On apprend alors qu'il est né le 23 décembre 1780 et que ses parents s'appelent André et Thérèse LORIAUX (LOREAU). Les registres de La Chèze sont très abîmés, comme s'ils avaient brûlés mais on obtient quand même son acte de naissance.


Registre La Chèze 1762-1792 - vue 179 (AD22)

Il a 20 ans et habite à La Prénessaye avec son père André, sa mère étant décédée. Il est laboureur. Jeanne Marie est plus âgée de 7 ans, ses deux parents Jean et Marie AUFRAY sont déjà décédés. Joseph, le frère de Marie, 24 ans, laboureur, est témoin de l'union.

Leur premier enfant, François Marie naît le 29 octobre 1805. Deux ans plus tard, Jean Marie naît à son tour, le 11 octobre 1807. Françoise, leur première et unique fille, verra le jour le 4 mars 1810. Le 17 août 1812, Joseph Alain rejoint la famille. Jean Mathurin naît le 15 mars 1814 puis enfin Yves Marie, le 21 janvier 1816.

5 ans plus tard, Françoise décède, à l'age de 11 ans. En 1825, ce sont Jean Mathurin (10 ans), le 13 février, puis Yves Marie (9 ans) le 13 mars qui décèdent, probablement d'une maladie contagieuse. 

Jean Marie se mariera le premier, le 18 février 1829, avec Marie Jeanne AUDRAIN. Ses parents sont présents.

L'année suivante, le 29 octobre, François épouse Marie-Louise DUPUIS.

Le 15 avril 1835, à 14h, Etienne père décède à l'âge de 55 ans. Ces sont ses fils François Marie et Jean Marie qui déclarent son décès, le lendemain, à la mairie.

Le 24 août de la même année, Joseph épousera Marie ALLOT. François et Jean Marie sont présents à cette union. Ils sont tous laboureurs.

Le 17 novembre 1836, Marie Jeanne MARTIN, 62 ans, épouse en secondes noces Louis LABROUSSE, laboureur de 62 ans, né à La Prénessaye. Les témoins seront des membres de la famille de Louis ou des amis des époux.
Le décès de Jeanne Marie est introuvable sur les registres de La Prénessaye.

Sources :
Relevés des registres de La Prénessaye par Jean Noël CHAPRON

29 juin 2015

#ChallengeAZ : Y comme Yves

Emplacement de La Prénessaye (22) - source Google Maps
Yves est un prénom courant en Bretagne, puisqu'il s'agit de son Saint-Patron. Dans "ma" généalogie, on retouvre ce prénom à 39 reprises, dont 38 individus originaires du village de La Prénessaye (22). Quatre familles se démarquent en nommant systématiquement un enfant de la fratrie Yves. Aujourd'hui, je vais vous présenter Yves HUET, sosa n°312.

Nous sommes à la fin de l'année 1734, la France est en guerre contre l'Autriche et la Russie et mène des offensives en Italie. Le 6 décembre, Françoise RONCIN,  femme de François HUET, donne naissance à son premier enfant, qu'ils nomment Yves. Yvonne LATIMIER et Guillaume SAMSON sont parrain et marraine.

Le couple s'est marié en septembre de l'année précédente et s'est installé dans le hameau de Le Teil. François est tisserand puis métayer.

Ils auront 7 autres enfants.
Anne, la benjamine, naît le 28 avril 1737. Elle décède le 25 août 1739 à 2 ans. Michel, le second fils, naît le 21 janvier 1740,  puis un troisième fils voit le jour, Jean Julien, né le 20 mars 1743. 
Le 18 avril 1744, une seconde Anne rejoint la famille. Un quatrième fils, Julien, naît le 4 juin 1746.
En 1748, la famille aura son lot d'événements. Françoise et Jeanne, jumelles, naissent le 22 octobre 1748. Anne décède le 13 décembre 1748 à 4 ans. En 1751 surviennent également les décès de Jean Julien le 9 octobre à l'âge de 8 ans et Michel le 30 octobre à l'âge de 12 ans.


Yves se marie le 5 mars 1764 avec Catherine DENÉCÉ. Ils s'installent au hameau de la Ville Prenée jusqu'en 1774 puis au hameau de Doulcan.

Ils auront 12 enfants. Jean et François, jumeaux, naissent le 21 février 1765, François décède 2 jours plus tard. Une première fille, Jeanne, naît le 13 mars 1766. Une seconde, Louise, voit le jour le 5 mars 1767, décédant 7 mois plus tard le 26 septembre. Entre-temps, Catherine est enceinte d'un autre garçon, Yves qui naîtra le 13 avril 1768. En 1769, Jean, le deuxième jumeau, décède le 8 septembre à l'âge de 4 ans.
Les années passent, puis Yves et Catherine donnent naissance à Perrine, en mars 1773, malheureusement, elle décède le 3 janvier 1774 à l'âge de 10 mois. Yves, leur troisième garçon décède également cette année-là le 27 mai, ainsi qu'un garçon mort-né le 9 novembre.
La famille, composée d'Yves, Catherine et de Jeanne,  déménage au hameau de Doulcan. Catherine y donne naissance à Jean le 7 novembre 1775, il décédera 15 mois plus tard, le 11 février, alors que Catherine est enceinte d'un second Yves qui naîtra le 18 juin 1777.
En 1779, Catherine accouche à nouveau d'un garçon sans vie, le 2 janvier.
Un an plus tard, elle donne naissance à Mathurin, le 28 janvier 1780. Enfin, Jean Marie vient rejoindre la famille le 17 novembre 1781.
 
Julien, frère de Yves, se marie le 14 février 1774 avec Marie BOULON (BOUTON). Il décédera le 16 mai 1807 à 60 ans. Les jumelles Françoise et Jeanne resteront célibataires. Jeanne, soeur d'Yves, décédera le 27 octobre 1788 (40 ans). Françoise, sa jumelle, le 15 mars 1820 (72 ans). Un peu plus tôt dans l'année, le 7 janvier, Jeanne, fille de Yves et Catherine, décède à l'âge de 52 ans, célibataire.

Yves décédera dans la nuit du 15 mars 1792 à 62 ans, et sera inhumé dans le cimetière de Saint Sauveur le Haut, en présence de son épouse Catherine, Yves et Jeanne, ses enfants et Julien son frère.

Catherine DENÉCÉ décédera le 24 janvier 1793 à 52 ans. Jeanne, sa fille, filandière et Julien DENÉCÉ, laboureur, son frère qui déclareront le décès. L'inhumation, dans le même cimetière que son mari, aura lieu le 25 janvier.

Mathurin, leur fils, décède le 22 octobre 1805 à l'âge de 25 ans.

Le couple n'aura donc pas pu assister au mariage de ses enfants. En effet, Yves, laboureur, âgé de 32 ans, se mariera le 7 février 1809 avec Jeanne HUET, fille de Joseph et Marie COURTEL. Ils auront 4 enfants, Jean Louis, Pierre, Jeanne, et un enfant mort-né le 9 janvier 1815.
Jeanne HUET épouse d'Yves, décédera dix jours après son dernier enfant, le 19 janvier 1815. Yves épousera en secondes noces quelques mois plus tard, le 19 juillet, Guillemette LECLAINCHE, 43 ans, célibataire. Son frère Jean Marie sera témoin. 

Jean Marie, couvreur en pierre, 28 ans, épousera Jeanne ALLOT, 29 ans, le 28 octobre 1810. Son frère Yves sera témoin. Ils auront trois enfants, Jeanne Marie, Yves Marie et Rosalie.

Enfin, le dernier enfant d'Yves et Catherine, Yves, décédera le 4 septembre 1826 à l'âge de 49 ans.

Descendance de François HUET sosa 624 - source : geneanet

Sources :
Archives Départementales des Côtes d'Armor
Relevés de la Prénessaye effectués par Jean-Noël CHAPRON

27 juin 2015

#ChallengeAZ : X comme Inconnus !

source : ebay.fr
Dans une famille, on croise parfois des situations familiales alambiquées, mais celle qui met le plus à mal le généalogiste, c'est l'enfant naturel. Tout une branche de l'arbre qui est à présent en pointillés et qui sera supposée à force de recherches et d'hypothèses mais jamais vraiment certaine. 

Je me suis rendue compte que ma famille comptait également son lot d'enfant naturel et parfois sur plusieurs générations d'affilée.

Aujourd'hui, je rends hommage à toutes mes branches en pointillés...




Dans la branche LESSART

- Marie Madeleine Louise AUDRAIN (sosa 9), née le 6 juillet 1904 à Paris 5ème de Marie Césarine AUDRAIN et déclarée par la sage-femme. Sa mère et son père Jean Marie LESSART la reconnaîtront le 25 juillet 1904, puis la légitimeront par leur mariage en 1906.

Dans la branche WUILLEME

- Les enfants de Barbe PONCELET : Marie Jeanne PONCELET (sosa 129) née le 15 août 1771 à Chassepierre (Belgique) et Henry Charles, né le 6 mars 1772 à Chassepierre. Leur parrain Henri SAUTÉ deviendra leur beau-père en 1773.
- Robert Henri LESSART (sosa 4), né en 1925, de Madeleine Marie Louise LESSART, elle même née naturelle (voir ci-dessus), déclaré par la sage-femme. Il sera reconnu par sa mère 11 jours plus tard par sa mère puis reconnu et légitimé par le mariage de sa mère son père Henri WUILLEME en 1926.

Dans la branche JAUNET

Les trois premiers enfants de Marie Antoinette Angelina LEROY :
- Alfred Ovide Henri LEROY, né le 30 mars 1868, à Homblières (02)
- Claire  LEROY (sosa 23), née le 21 février 1872 à Homblières (02)
- Marie Antoinette Angelina Blanche Suzanne LEROY, née le 24 mai 1874 à Homblières (02),
Les deux suivants seront reconnus par le père Maxime Alfred BRIN, mais nés hors mariages. Marie et Maxime se marieront à Paris en 1881, la reconnaissance des trois premiers enfants aura lieu lors de ce mariage.

Dans la branche MONCHATRE

- Louise Pauline Armantine MONCHATRE, née le 30 juin 1856 à Challes, fille de Françoise MONCHATRE, (sœur de Marie ci-dessous). Elle décédera 3 mois plus tard. Françoise est domestique.
- Les enfants de Marie MONCHATRE (sosa 57) : Marie Louise Alphonsine MONCHATRE, née le 12 février 1859 à Challes et Georges MONCHATRE, né le 2 mars 1862 à Parigné-l'Evêque. Ils ne seront jamais reconnu par leur père. A leur naissance, Marie est domestique.
Plus récemment, dans la descendance MONCHATRE, une contemporaine reconnu par le mari de sa mère à sa naissance mais dont on sait qu'il n'est pas son père.

Nés hors mariage, que ce soit pour raisons économiques, par peur du "qu'en-dira-t-on" ou par suite de viol ou d'amours infidèles, les enfants naturels ont subi plus ou moins gravement ce manque de reconnaissance. Quelles sont été leurs vies ? Est-ce qu'ils ont su qui était leur père ? Ont-ils cherché à savoir qui il était ?

Je suis interpellée cependant quand ce phénomène se "transmet" dans les générations et cela me renvoie fortement à la psychogénéalogie, science qui permet d'étudier les loyautés familiales et les répétitions d'événements, entre autres.


26 juin 2015

#ChallengeAZ : W comme WUILLEME Ambroise Alexis

Aujourd'hui, je vais tenter de vous retracer le parcours militaire et personnel d'Ambroise Alexis WUILLEME, un des fils de Jean-Baptiste (sosa 32).

extrait de la fiche matricule Ambroise Alexis WUILLEME - AD08

C'est en cherchant sa fiche matricule que je me suis intéressée de plus près à ce collatéral. Ambroise naît le 17 janvier 1870 à Pouru-Saint-Remy (08), de Jean-Baptiste et de Suzanne Lucie SAUVAGE. Lors de son entrée dans l'armée, il effectue le métier de mécanicien à Margut. Il est incorporé au 132ème Régiment d'Infanterie. A la fin de son service, il passe soldat de 1ère classe et obtient son certificat de bonne conduite lors de départ dans l'armée de réserve en 1894.
Emplacement Longwy et Mercy-le-Bas (54)

Grâce également à cette fiche, on apprend qu'il habite à Longwy en Meurthe-et-Moselle en 1895. En effet, j'y trouve la naissance en 1897 de Marie Lucie Mélanie le 8 novembre. Sa mère s'appelle Marie Marguerite MONET, elle n'a que 20 ans. Pas d'autres naissances, ni de décès à Longwy de 1890 à 1902. Et pour cause, puisque sur la fiche, il est dit résidant à Nancy en 1899, 246 rue de Strasbourg. Les registres ne sont malheureusement pas présent en ligne pour cette année. En 1900 et 1902, Ambroise réside à Mercy-le-Bas (54).
En effet, dans les registres de naissances, nous trouvons la naissance de Marcelle Léonie le 17 octobre 1901, et la naissance de Paul Ernest le 17 mai 1903. Malheureusement, ce dernier décédera le 1er octobre suivant.
Les registres sont manquants après 1904.

Afin de trouver d'éventuels autres fils, je cherche sur les tables alphabétiques des registres matricules. Mercy-le-Bas et Longwy font partie du Pays de Briey. Celui-ci était géré selon les dates par les Ardennes ou la Moselle. J'ai également cherché sur les registres de Nancy pour l'année 1919 (pour une naissance éventuelle en 1899). Aucun WUILLEME sur les tables de Mézières, de Metz ou de Nancy de 1915 à 1921.

Je me mets donc en quête du mariage d'Ambroise. Marie ayant 20 ans lors de la naissance de Marie Lucie Mélanie, je suppose la date du mariage entre 1895 et 1897. Chou-blanc sur Longwy, et Mercy-le-Bas mais également sur Margut car pas de registres. Genealogie.com me donne un acte filiatif situé dans la Meurthe-et-Moselle, mais n'étant pas abonnée, impossible d'aller plus loin. Le mariage n'est ni sur geneabank, ni sur bigenet.
45e Régiment d'Infanterie Territoriale
source : chtimiste.com
Nous retrouvons donc Ambroise en 1914, lors de la mobilisation générale. Il est affecté au 45ème Régiment d'Infanterie Territoriale. Il part directement sur le front et notamment participe à la bataille de Longwy. Celle-ci se déroule le 22 août 1914. Le 24 août, Ambroise est fait prisonnier. Aucune mention de cet emprisonnement n'est fait dans le journal de Marche de son Régiment. L'historique régimentaire est à ce jour indisponible.

Il sera interné au camp d'Ohrdruf en Allemagne puis dans le camp de Cassel à partir du 26 mai 1916. Les conditions de vie sont déplorables, notamment à Cassel, qui essuie deux épidémies de typhus durant cette année 1916. Est-ce pour cela qu'Ambroise est hospitalisé en Suisse le 21 décembre 1916. Déjà 2 noël loin de sa famille ! 

Ambroise restera hospitalisé jusqu'au 14 juillet 1917, date à laquelle il sera renvoyé en France. Il sera évacué sur l'hôpital Complémentaire n°10 de Lyon, situé au 4 rue Tissot (9ème arrondissement) ou peut-être au 18 rue Bossuet (6ème).

Il passera en convalescence du 16 juillet au 14 août 1917.  A-t-il pu avoir des nouvelles de Marie et de ses enfants ? Sont-ils toujours domiciliés sur la ligne de front ? 

Ambroise rentrera au dépôt le 16 août 1917. Mais la France a encore besoin de lui et il sera envoyé à Rouen, en sursis d'appel, dès le 4 septembre, pour travailler pour la Commission des Céréales du port, peut-être en tant que mécanicien. En effet, durant la guerre, certains soldats, selon leur métier d'origine, ont été envoyé dans les usines sur les arrières. Le 31 mai 1918, il sera envoyé à l'Entreprise Mandeix au 24 rue Pouchet à Rouen, une entreprise de ravitaillement général. A-t-il pu revoir une fois Marie Marguerite ?

5 jours plus tard, Ambroise, victime d'une hémorragie interne, décède au Grand-Quevilly à 7 kilomètres de Rouen. Il sera reconnu Mort pour la France. 

Il est inscrit sur le monument aux Morts de Mercy-le-Bas,même s'il n'est pas présent sur le livre d'or de la commune, dont il semble manquer des pages.








25 juin 2015

#ChallengeAZ : V comme Victor CHAUVIN, un ancêtre déménageur

Victor CHAUVIN (1909)
De retour dans la Sarthe, nous allons suivre le parcours de Victor CHAUVIN, sosa n°62, soit l'arrière-grand-père de ma grand-mère maternelle, qu'elle n'aura pas connu.

Tout commence dans le village de Saint-Vincent-du-Loroüer (72). Le 6 juin 1829, Louis CHAUVIN déclare la naissance de son deuxième fils, Victor Jacques Auguste. Louis et sa femme Marie Françoise HOGU se sont mariés 4 ans plus tôt au village. L'aîné, Louis a déjà 3 ans. 

Le couple habite au lieu-dit la Bulardière, ils auront un autre enfant, Pierre. Puis ils déménageront à Saint-Pierre-du-Loroüer, au lieu-dit la Vallée des Pierres à 3 kilomètres. Louis est cultivateur. Ils y resteront 4 ans et y auront 3 autres enfants, Jacques (qui décédera un mois après sa naissance), Marie et Rose. 

Le couple et ses 4 enfants déménageront à nouveau en 1841 à Villaines-sous-Lucé, à 8 kilomètres. Marie Françoise y accouchera d'un autre garçon, Bazile.

En 1846, la famille retournera à Saint-Pierre-du-Loroüer, à la Peloisière. L'année 1848 sera meurtrière chez les CHAUVIN. Louis, l'aîné, âgé de 21 ans, décède le 12 janvier à l'hôpital de Castelnaudary (11) pendant son service militaire dans le 2ème Escadron au Train des Équipages Militaires. Il a 21 ans. 

L'acte de décès a été visé le 25 janvier à la mairie de Saint-Vincent. Est-ce la douleur de ce décès qui a emporté son père 3 jours plus tard ? Louis père décède le 28 janvier à Saint-Vincent-du-Loroüer à l'âge de 51 ans. Le décès est déclaré par son frère et son beau-frère. Marie Françoise est veuve et a encore 5 enfants avec elle pour l'aider. Malheureusement, Rose décédera la même année à l'âge de 10 ans, le 10 novembre.

En 1849, Victor se présente au service militaire. Il est exempté pour faiblesse de constitution.

Marie Françoise redéménagera au lieu-dit La Tuffière vers 1855 puis à la Petite Gavelière.

Le 28 avril 1855, Victor, âgé de 25 ans, journalier, épouse Louise LEBERT, salariée, âgée de 32 ans, à Saint-Vincent. Sa mère est présente. Louis a déjà eu une fille naturelle à Courdemanche, Marie Madeleine, en 1843, qui est décédée à l'âge de 2 mois.

Pierre, lui, s'est marié en 1853 avec Madeleine VÉRITÉ, Marie a 19 ans et Bazile en a 14.

Le couple Victor et Louise s'installe dans un premier temps à Saint-Vincent où naîtra leur première fille, Marie Louise, le 17 mai. Malheureusement, elle décède 2 mois plus tard. Victor et Louise déménage alors à Lhomme, à 10 kilomètres. Un petit Victor Basile rejoint la famille le 7 octobre 1857. La famille déménage à nouveau, à Ruillé-sur-Loir et y donne naissance le 30 mai 1860 à Alphonse Alexandre Alfred. Dès 1861, La famille a à nouveau déménagé, à Saint-Georges de la Couée, à 10 kilomètres. Aimée Désirée Alphonsine Victorine rejoint alors la famille le 2 novembre.

La couple et ses 3 enfants déménagent encore à Courdemanche à 3 kilomètres, tout d'abord aux Eglans puis aux Boutinières. C'est dans ce hameau que naîtra Pierre Armand le 28 juillet. Il y décédera le 26 mars 1867 à l'age de 7 mois. 

Le couple déménage alors à Saint-Pierre-du-Loroüer (3 kilomètres). Louise y décède le 11 novembre 1873, à l'âge de 50 ans. Victor résidera à Saint-Pierre jusqu'en 1891.

Louise n'aura pas vu le mariage de ses enfants : 
- le 15 novembre 1880 à Courdemanche, Victor Basile épouse Alphonsine Louise Eulalie NEVEU
- le 16 octobre 1886, Alphonse épouse Pélagie Louise Angèle CHANCHEVRIER à Ruillé-sur-le-Loir.
- le 17 février 1890, Aimée épouse Léon ROUSSEAU à Saint-Pierre-du-Loroüer.

Entre 1891 et 1894, Victor ira vivre à Montreuil-le-Henri (8 kilomètres), commune de naissance de son père. Il a 62 ans et est toujours dénommé cultivateur. En 1906 à Saint-Pierre, il est à présent propriétaire exploitant à la Bouguerie. Il habite un an à Lhomme puis retourne à Saint-Pierre.

Victor Basile CHAUVIN
(1909)
Alphonse Alexandre Alfred
CHAUVIN (1909)
Aimée Désirée Alphonsine
Victorine CHAUVIN (1909)















Après toute une vie de travail et de déplacements liés à ce travail, Victor décédera à Ruillé-sur-le-Loir le 18 mars 1916.

Emplacements des événements principaux (ronds rouges) et domiciles de Victor CHAUVIN

Itinéraire de Victor CHAUVIN et sa famille de sa naissance à son décès
Sources :
Arbre Généanet : pbouju
crédit photo : Patrick BOUJU
googlemaps Engine


24 juin 2015

#ChallengeAZ : U comme Ursule... ou pas !

Nous avons précédemment à quel point l'orthographe des patronymes pouvait être aléatoire. je vous présente aujourd'hui l'histoire du prénom fantôme !

Nous ne remontons pas très loin dans "mon" arbre, je vais vous parler de mon arrière-arrière-grand-mère paternelle de la branche des JAUNET, Victoire Ursule ou plutôt Victoire Julie DOUAUD.

Lorsque j'ai repris cette branche au tout début de mes recherches (au 20ème siècle), je suis partie de l'acte de mariage de Raymond JAUNET et Claire MARCEL. Sur cet acte de mariage du 30 avril 1924, le nom des parents de Raymond sont Elie Alphonse JAUNET et Victoire Ursule DOUAUD.

Me voilà partie en quête de Victoire Ursule, domiciliée à Saint-Denis et dont le fils serait né à Auray (56). Voici une partie de son histoire.

Victoire Julie DOUAUD est née à Nantes, dans le 1er canton, de Jean et de Marie Madeleine LABARRÉ. La famille habite rue de Bel-Air. Jean est camionneur et Marie Madeleine, ménagère. Ils se sont mariés à Nantes, 2ème canton, le 13 janvier 1872. 

Victoire est leur premier enfant, elle naît le 18 avril 1877. Le couple aura un deuxième enfant, Jean Georges, né le 1er février 1884 à Nantes dans le 6ème canton. La famille habite alors Place de la Monnaie.

En 1897, Victoire et Elie Alphonse JAUNET se marient, à Nantes, en présence de leurs parents, du grand-père d'Elie, de son frère Louis-Emile, de Pierre DOUAUD, oncle de l'épouse et de Lucien Louis METAYER, vraisemblablement ami des époux.

Victoire et Élie déménageront à Auray dans le Morbihan, à 130 kilomètres. Est-ce pour des raisons économiques ? Victoire devient tailleuse pour dames. Ils auront deux enfants très rapidement, Raymond Victor né le 24 octobre 1898 et Roger Élie, né le 30 décembre 1899.

En 1901, Jean Georges, le frère de Victoire, s'engage à l'armée pour 3 ans dans le 28ème Régiment d'Infanterie. Il est alors camionneur à Vannes, près d'Auray. Est-ce lui qui a motivé le déménagement de sa soeur ? Il passe successivement de 2ème canonnier servant à brigadier puis maréchal des logis en 1904. Il se réengage et est nommé élève gendarme à cheval en 1907.
Il participera au conflit mondial contre l'Allemagne au poste de brigadier puis repasse 2ème canonnier servant. A la fin du conflit, il est renommé brigadier puis maréchal des logis, puis sergent surveillant à la prison militaire de Nantes
en 1921. Il se réengage plusieurs fois pour le même poste puis est transféré à la prison militaire de Bordeaux en 1924 en tant que sergent major comptable. Il passe à la prison militaire de Paris en 1927 en tant que sergent chef comptable. Il se retirera à Paris en 1929. Jean Georges ne s'est apparemment pas marié.

En 1924, Victoire assiste donc au mariage de son aîné avec Claire Louise MARCEL. Elle habite alors avec son mari 3 rue Aubert à Saint-Denis.
Roger Elie, le benjamin se mariera avec Eugénie LE MAHAUX. Victoire connaîtra ses petits-enfants, Eliane, Gilbert (décédé à 2 ans) et Monique. Elle assistera même au mariage d'Eliane et de Robert en 1948.

Victoire décédera à Saint-Denis le 19 août 1955, dans le département de la Seine. Je ne sais pas pourquoi Victoire a été nommée Ursule en 1924.

Sources :
Archives Départementales de Loire-Atlantique
Archives Départementales du Morbihan
Archives Municipales de Nantes
Archives Municipales de Saint-Denis